« La voix des gens va résonner beaucoup plus fort dans les Parlements »

David Pestieau, vice-président et Raoul Hedebouw, député fédéral du PTB (Photo Bruno Bauwens)

Belle ambiance à la fête de la victoire du PTB-Région Bruxelles Capitale ce vendredi 21 juin 2019. « Ce succès c’est le vôtre, celui des milliers de personnes qui, loin des caméras, se sont impliquées bénévolement. C’est celui de de nos 18 000 membres. C’est celui de nos 584 000 électeurs », a expliqué David Pestieau, vice-président, dans son discours. « Notre force c’est le nombre. Le nombre de gens qui s’organisent, qui se mettent en action pour faire changer les choses. »

Discours David Pestieau, vice-président, à la fête du PTB de Bruxelles, 21 juin 2019

 

Cher.e.s ami.e.s et camarades,

Depuis hier, le PTB a officiellement 12 députés au Parlement fédéral.

Mardi, c’était nos 4 premiers élus au Parlement flamand.

Et la semaine précédente, c’était nos 11 élus à Bruxelles et nos 10 en Wallonie.

Quelles équipes !

Et le 2 juillet, le petit dernier Marc Botenga, notre tout premier élu au Parlement européen, fera son entrée à Strasbourg.

Mais sachez-le, camarades, ce n’est pas le succès de 43 députés.

Ce succès, c’est le vôtre, celui des milliers de personnes qui, loin des projecteurs, se sont impliquées bénévolement.

C’est celui de nos 18 000 membres.

C’est celui de nos 584 000 électeurs.

Cette victoire, nous ne l'avons pas reçue en cadeau. Ensemble, nous l'avons arrachée.

C’est ce nombre qui fait que nous sommes aujourd’hui une force politique qui compte. Nous sommes le cinquième parti en nombre de voix de tout le pays.

Et ce succès, c'est grâce à vous, à chaque membre, chaque bénévole, chaque électeur.

Et c’est pour cette victoire que nous voulons, au nom de la direction nationale du parti, vous remercier du fond du cœur.

Merci pour votre engagement pendant des mois, et même depuis des années pour certains.

Camarades, cette victoire, nous ne l'avons pas reçue en cadeau. Ensemble, nous l'avons arrachée.

Accrocher des affiches, distribuer des tracts dans les boîtes aux lettres, donner un soutien financier, faire des appels téléphoniques, faire du porte-à-porte, aller sur les marchés, faire des nouveaux membres, être créatif aussi sur les réseaux sociaux.. Tout cela, vous l'avez fait.

Nous ne sommes pas un parti de professionnels de la politique, ni un parti de professionnels du marketing politique.

Nous sommes un parti de membres, de bénévoles.

Nous avons été présents sur le terrain, dans des lieux où d'autres partis ne vont jamais : dans les quartiers populaires, dans les entreprises. Nous sommes proches des gens. C'est notre force, c'est notre ADN, nous pouvons être fiers de cet engagement.

Et c’est ce qui fait qu’ici, à Bruxelles, nous avons progressé de près de 10 % par rapport à 2014.

Avec Maria et Nabil au Parlement fédéral, un duo qui représente tellement notre capitale.

Dans tous les Parlements, nous avons aujourd’hui des député.e.s qui ensemble totalisent plus de 232 années d'expérience syndicale.

Avec  Françoise, Youssef, Jan, Francis, Stéphanie, Jean-Pierre, Leïla, Petya, Elisa, Luc, Caroline, notre équipe de 11 comme au foot au Parlement bruxellois.

Oui camarades, grâce à ce résultat, la voix des gens ordinaires va résonner plus fort dans les Parlements.

Dans tous les Parlements, nous avons aujourd’hui des député.e.s qui ensemble totalisent plus de 232 années d'expérience syndicale.

Comme l'a titré un magazine cette semaine : le PTB est un mégaphone pour l'homme de la rue – et bien sûr aussi pour la femme de la rue !

***

En 2008, nous avons eu le congrès de renouveau de notre parti. Nous avons mené la lutte pendant dix ans pour devenir une vraie alternative sociale et écologique à gauche, qui a un impact sur le terrain. Et voilà où nous sommes arrivés. Plus de 8 % dans le pays, près de 14 % dans la capitale de l’Europe.

Ce sont les combats de terrain qui apportent les changements.

Mais, cher.e.s ami.e.s et camarades, les élections ne sont pas la fin de cette lutte mais bien une étape importante.

Notre force, c’est le nombre. Le nombre de gens qui s’organisent, qui se mettent en action pour faire changer les choses.

Comme les jeunes travailleurs de Deliveroo qui ont fait grève samedi dernier,

Comme les blouses blanches en action tous les dimanches,

Comme les pompiers dans les rues de Bruxelles aujourd’hui.

Avec notre parti, nous allons continuer plus que jamais à être dans ces combats. Car ce sont eux qui apportent les changements.

Avec nos élus, nous allons faire en sorte que ces luttes soient répercutées au Parlement et nous allons tout faire pour que les thèmes sociaux ne soient pas oubliés.

Car le signal de ces élections était social. Et c'est pour s'attaquer à ces préoccupations sociales que nous avons reçu un mandat.

Pensez à la pension minimum de 1 500 euros. C'est le PTB qui a ouvert ce débat. Et nous allons poursuivre cette campagne. Nous allons continuer à taper sur la table pour des factures d'électricité plus basses, pour des soins de santé abordables, pour une fiscalité équitable, contre les discriminations, pour une mobilité à la fois écologique et sociale. Et pour que le climat ne change pas mais que le système change.

Et, non, nous n'allons pas nous taire sur les privilèges des politiciens. Nous allons redéposer nos propositions : diminuer de moitié les salaires des ministres et des parlementaires et supprimer les primes de départ des parlementaires.

***

Mais cher.e.s ami.e.s et camarades, le 26 mai, il y a eu aussi une grosse ombre au tableau. La nouvelle percée du Vlaams Belang, ce parti d'extrême droite que nous ne pouvons absolument pas sous-estimer.

Au Parlement, nous avons arboré le triangle rouge, le symbole contre le fascisme.

Au Parlement, nous avons arboré le triangle rouge, le symbole contre le fascisme. En 1991, lors du Dimanche noir où le Vlaams Belang a percé la première fois, je me souviens qu’étudiant, avec les jeunes du PTB, Peter Mertens notre président a fait entendre sa voix depuis la tribune du public au Parlement. Eh bien maintenant, il va faire entendre sa voix comme député, avec tout le groupe du PTB. Et ça, c’est déjà une grande différence.

Car ne nous trompons pas, ce sont les partis traditionnels qui sont responsables de la croissance du Vlaams Belang. Ils l'ont nourri par leur politique d'austérité. Ils l’ont nourri leurs politiques encourageant la division et le racisme.

Et au Nord du pays, ces mêmes partis traditionnels sont maintenant en train de normaliser le Vlaams Belang. Et les mêmes font tout pour cacher qu'une véritable alternative a émergé aussi à gauche, le PTB. C’est pourquoi c’est si important de revendiquer notre victoire, aussi en Flandre.

Car nous n’allons pas faire reculer le Belang par des déclarations depuis les salons feutrés à Bruxelles. Nous allons le faire sur le terrain. Et cela se fera aussi en faisant grandir le PTB qui est bien présent en Flandre.

***

Cher.e.s ami.e.s et camarades, vous savez que nous sommes un parti unitaire.

Vous savez aussi que la N-VA est en train de faire un hold-up sur le résultats des élections.

Le signal de l'électeur a été social. Plus de 80 % des Belges veulent une taxe des millionnaires et une pension de minimum 1500 euros.

Mais que font les partis séparatistes ? Ils veulent imposer le confédéralisme, la scission du pays et de la sécurité sociale.

Personne n'a voté pour cela. Moins de 6 % des gens, y compris en Flandre, estiment cela important. C'est un hold-up électoral, camarades, et nous devons le dénoncer.

Nous allons continuer à grandir. L'unité va l'emporter sur la division.

Hier, nous avons donné un signal fort. Vous l’avez sans doute vue à la télé, notre élue bruxelloise, Maria Vindevoghel qui a prêté serment en mélangeant le français et le néerlandais « Ik zweer de observer de grondwet ». Car nous n'allons pas nous laisser diviser en fonction de notre langue.

Partout, notre parti, nos membres, nos élus ne parlent qu'une seule langue, camarades : celle des gens, des travailleurs et des travailleuses.

Nous allons continuer à grandir. L'unité va l'emporter sur la division.

La solidarité va l'emporter sur le séparatisme antisocial.

Cela fait des années que nous montrons cette solidarité dans la pratique. Notre grand festival de la solidarité, ManiFiesta, va avoir cette année 10 ans, ces 21 et 22 septembre.

Aussi nous voulons être au moins 13 000 cette année à la côte belge. Pour montrer que « Nous sommes un, wij zijn één ».

C’est un signal fort que nous voulons donner dès la rentrée, cher.e.s ami.e.s et camarades.

Nous avons besoin de vous.

Camarades, c'est ensemble que nous avons gagné ces élections, et ce n'est qu'ensemble que nous pouvons relever les immenses défis de demain.

Notre parti doit devenir beaucoup plus grand si nous voulons faire basculer le rapport de forces dans les années à venir. Et si nous voulons bousculer ces partis traditionnels (y compris à gauche) qui veulent maintenir le consensus mou de l’austérité de l’Union européenne.

Nous avons besoin de vous. Pour aider à être présent dans plus d'endroits et à être actifs dans plus de luttes de terrain. Pour apporter votre engagement, vos idées, votre créativité.

 

Camarades, je suis fier de notre parti. Et ce parti, c'est vous tous.

Un grand merci à vous, les rebelles au grand cœur. Nous avons un monde à gagner.

 


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  • Giuseppina ( Joséphine ) Pécoraro
    a commenté 2019-06-29 11:34:19 +0200
    Soyer crédible, faites vos preuves par le concrets des actes, seuls ces derniers démontrent votre vrai nature : votre authenticité !
  • fernand soupart
    a commenté 2019-06-25 10:48:53 +0200
    oui d accord mais faut augmenter les pension , salaire , et les allocation des personne handicaper avec un minimun de 1800e par mois car penser a a ceux qui doive payer un loyer et doive payer les médicaments , pour moi sa serit juste une bonne chose déjà a faire , mais avec la bande a bono du ps pas sur que sa sera fait car avec eux fond tous a l enver
  • David Pestieau
    a publié cette page dans Actualités 2019-06-23 11:51:30 +0200

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