De gauche à droite : Raoul Hedebouw, Nadia Moscufo, Alice Bernard et Julien Liradelfo.

Les têtes de listes du PTB liégeois pour les prochaines élections sont connues. Raoul Hedebouw tirera la liste fédérale en compagnie de Nadia Moscufo, tandis qu’Alice Bernard et Julien Liradelfo tireront la liste régionale. Portraits de ces quatre personnalités fortes, militants de terrain et représentants au service du peuple.

Lors des vœux de Nouvel An du PTB à Liège, Raoul Hedebouw annonçait la couleur : « Il sera important de continuer à faire grandir PTB en 2019. Quand j’interviens au Parlement, il y a 148 parlementaires qui tirent la gueule, et heureusement il y a Marco (Marco Van Hees, le deuxième parlementaire du PTB, NDLR) qui est là à applaudir. Pour l’instant, il est seul. Rien que pour cela, il faudra qu’on soit 5 ou 6 élus PTB de plus pour augmenter la pression. En mai, nous allons grandir. Depuis la Wallonie, depuis Bruxelles mais aussi depuis la Flandre. »

Le pouvoir d’achat, le climat et l’unité du pays seront les grands thèmes de la campagne du PTB, qui a été lancée sous le slogan « Votez social, c’est vraiment phénoménal. »

Liste fédérale : Raoul Hedebouw et Nadia Moscufo

Depuis bientôt cinq ans, Raoul Hedebouw, 41 ans, bouscule le ron-ron des politiciens au Parlement. Avec Marco Van Hees, il fait bouger les lignes et rappelle constamment que, sans les travailleurs, aucune richesse ne se crée dans le pays. Aucun ministre n’est à l’abri de ses interpellations, que des milliers de gens ont visionnées et partagées sur les réseaux sociaux.

Il met un point d’honneur à aller à la rencontre et de se faire le porte-parole des gens qui se battent pour changer le monde, que ce soit les jeunes en grève pour le climat, ou les travailleurs qui seront en grève générale le 13 février pour les salaires, les pensions et les services publics.

Pour l’accompagner au Parlement fédéral, qui de mieux que Nadia Moscufo, 55 ans. Fille de mineur et de femme machine (nom donné aux ouvrières de la FN Herstal), Nadia est d’origine ouvrière. Elle a été caissière chez Aldi et déléguée syndicale pendant 21 ans. Elle est, depuis 2000, la première conseillère communale du PTB en Wallonie. Aujourd’hui elle a l’expérience du travail de terrain du PTB, en lien étroit avec les habitants de la ville d’Herstal et les travailleurs en lutte dans les entreprises de la région, comme récemment ceux de Mecamold.

Elle connaît sur le bout des doigts le principe rue-conseil-rue, et sait que son rôle d’élue du PTB est de relayer et se faire le porte-voix de celles et ceux qui se battent sur le terrain, et de leur rendre des comptes. Une stratégie payante, notamment dans le dossier du parking payant, dans lequel la majorité communale a dû reculer. « On ne va pas au conseil communal ou au parlement pour les autres partis, on y va pour les gens qui nous représentons et qui nous soutiennent, explique-t-elle. Et, surtout, on veut y aller avec eux. » Elle a entamé en octobre 2018 un quatrième mandat communal, à la tête d’une équipe qui compte aujourd’hui neuf conseillers et représente un quart de la population.

Liste régionale : Alice Bernard et Julien Liradelfo

Membre du parti depuis 1980, et récemment élue au conseil communal de Seraing, Alice Bernard, 57 ans, a elle aussi une longue expérience de terrain. Assistante sociale, militante syndicale dans le secteur non-marchand, elle a vécu de près les grandes mobilisations de ces gens dont le job est de s’occuper et de prendre soin des autres. Ceux-là mêmes qui constatent jour après jour les ravages que causent les politiques d’austérité votées par les gouvernements dans la population. « On doit malheureusement constater que les choix budgétaires d’austérité poussent à la commercialisation et à la marchandisation des services. Faire mieux avec moins, ce n’est pas possible. Ce n’est bon ni pour la population ni pour les travailleurs qui finissent par s’épuiser. Ça doit changer. »

Julien Liradelfo a 33 ans. Jeune ouvrier, il avait suivi son père dans la sidérurgie, mais le milliardaire Lakshmi Mittal en a décidé autrement. Il a fermé l’entreprise et a brisé des milliers de projets d’avenir. Julien a participé aux combats contre cette fermeture aux côtés de Frédéric Gillot, son délégué syndical, qui est devenu en 2014 un des deux premiers députés du PTB au Parlement wallon. Aujourd’hui, il travaille comme mécanicien. « Je n’ai pas oublié tout ce que j’ai appris avec Fred. J’ai suivi toutes ses interventions au Parlement wallon et je l’ai trouvé aussi impressionnant qu’à l’usine. J’ai appris que les autres députés se moquaient de sa façon de parler, mais pas les travailleurs. C’est important que des ouvriers soient présents dans les parlements, pour porter la voix de ceux qui font tourner ce pays. »

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