Photo : Antonio Gomez Garcia

Ce vendredi 25 janvier à Liège, le PTB a lancé sa campagne pour les prochaines élections : résolument pour le pouvoir d’achat mais aussi pour le climat. « Et comme on ne peut pas faire d'écologie sans social, le PTB veut lier ces deux aspects dans la campagne : et l'écologie et le social », a déclaré Raoul Hedebouw, le porte-parole national du parti.

Une semaine après l’avoir fait en Flandre, le PTB a lancé ce soir sa précampagne électorale. « Votez social, c’est vraiment phénoménal » en sera le slogan principal. « Car le social, c’est le ciment de notre société et c'est l'ADN de notre parti. », a déclaré Raoul Hedebouw dans son discours de Nouvel-An.

« Il sera important de continuer à faire grandir PTB en 2019 », affirme Raoul Hedebouw, déterminé. « Quand j’interviens au Parlement, il y a 148 parlementaires qui tirent la gueule mais heureusement il y a Marco (Marco Van Hees, le deuxième parlementaire du PTB, NDLR) qui est là à applaudir. Pour l’instant, il est seul. Rien que pour cela, il faudra qu’on soit 5 ou 6 élus PTB de plus pour augmenter la pression. En mai, nous allons grandir. Depuis la Wallonie, depuis Bruxelles mais aussi depuis la Flandre où nous voulons continuer la percée du PTB, notamment à Anvers, où nous travaillons pour faire élire Peter Mertens, le président du PTB. Car au PTB, la NV-A, on la combat sur le terrain. »

La jeunesse démontre dans les rues de Belgique, de Suède et d’ailleurs qu’elle ne laisse pas tomber le combat.

Raoul Hedebouw a chaleureusement rendu hommage à toute la « génération sociale du climat », les dizaines de milliers d'élèves et étudiants qui, ces dernières semaines, ont mené des actions pour le climat. « Ils montrent que le centre de gravité de la démocratie se trouve dans la rue et dans le mouvement social. Ils renversent aussi le TINA libéral (There Is Not Alternative). La jeunesse démontre dans les rues de Belgique, de Suède et d’ailleurs qu’elle ne laisse pas tomber le combat. Avec ces jeunes, on est plus chaud, plus chaud que le climat »

Le PTB incarne le rouge et le vert : et l'écologie et le social.

Raoul Hedebouw rajoute : « On ne peut pas faire d'écologie sans social. C'est un point que nous montre les gilets jaunes. Nous, on pense que les gilets jaunes, les gilets verts, les gilets rouges vont être ensemble. Si on mène une politique écologique que est punitive, qui est basée sur les taxes, que ce soit les taxes sur l'essence, le diesel, ... on va punir les plus pauvres de notre société. Et les plus riches, ils vont pouvoir continuer à polluer. Cela ne va pas. Donc, il faut lier les deux aspects de la campagne : et l'écologie et le social. Et je pense que le PTB est le seul parti qui incarne le rouge et le vert dans ce combat.»

Quand il s'agit d'augmenter les salaires des travailleurs, pour les libéraux, il n’y a plus de liberté.

« Le PTB va apporter aussi tout son soutien et toute son énergie à la grève générale syndicale du 13 février pour le pouvoir d’achat et pour les salaires », annonce Raoul Hedebouw. « Quand les patrons soutiennent aujourd'hui qu'il n'y a de la marge que pour une augmentation salariale de 0,8%, c'est de la provocation. Les bénéfices explosent, des dividendes faramineux sont versés aux actionnaires et le management gagne des monceaux d'argent. C'est ce que les libéraux défendent partout qu’ils sont pour la "liberté". Mais quand il s'agit d'augmenter les salaires des travailleurs, là, pour les libéraux, il n’y a plus de liberté. Non, là, les salaires doivent être bloqués. À un niveau ridicule de 0,8 %. Il est temps qu'ils arrêtent ! »

Un ministre de l’écologie, un ministre de la mobilité, un ministre de l’énergie, c’est largement suffisant en Belgique.

Le PTB veut aussi que l'on rompe avec le modèle confédéral du gaspillage. « Que nous ont apporté toutes les réformes de l'État ?, a lancé Raoul Hedebouw. Nous avons quatre ministres de l'énergie, mais notre facture d'énergie est la plus chère de toute l'Europe. Nous avons quatre ministres pour le climat, mais les émissions de CO2 sont plus importantes que jamais. Nous avons quatre ministres de la mobilité, mais nous sommes plus que jamais dans les embouteillages et les bouchons, et bientôt nous devrons encore payer davantage pour cela. Comme unique parti national de Belgique, le PTB dit : un ministre de l’écologie, un ministre de la mobilité, un ministre de l’énergie, c’est largement suffisant en Belgique. »

Le pouvoir d’achat, le climat et l’unité du pays seront donc les grands thèmes de la campagne du pays.

« Mais cette campagne-ci sera particulière, annonce Raoul Hedebouw. Pour la première fois de notre histoire, sur base des résultats que nous avons fait aux provinciales d’octobre 2018, nous pouvons avoir un premier élu européen. Il sera important pour le PTB que les gens votent trois fois pour le PTB : aux élections régionales, fédérales mais aussi aux élections européennes. »

Avec une grève pour le pouvoir d’achat le 13 février, un mouvement pour le climat qui ne cesse de grandir et des gilets jaunes qui sont toujours en action, il est sûr que le printemps social sera vraiment phénoménal.

 

➡ Retrouvez également le discours de Nouvel an du PTB prononcé par son président, Peter Mertens : « Le social, c'est vraiment phénoménal. Le changement est en route. »


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  • Axel Bernard
    a publié cette page dans Actualités 2019-01-25 22:47:04 +0100

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