Ensemble, on peut arrêter le gouvernement
Après plus d'un an de résistance sociale, on peut voir que la lutte paie. La réforme des pensions a déjà été reportée au moins jusqu'en 2027, et 20 000 personnes échappent au malus pension. En 2026, on ne lâche rien. Prochain rendez-vous : le 12 mars pour la grande manifestation nationale des syndicats et de la société civile. Sur cette page, tu trouveras nos meilleures vidéos, articles et du matériel pour stopper Bouchez et Prévot.
La résistance sociale large, le mécontentement grandissant dans l'opinion publique ainsi que notre pression politique ont déjà fait reculer Bouchez, Prévot et compagnie sur plusieurs points.
Le malus pension a été reporté avec l’ensemble du paquet de réforme des pensions, au moins jusqu’en 2027. Son contenu a aussi déjà été assoupli. Par exemple, toutes les périodes de maladie et de chômage temporaire sont assimilées à des jours effectivement travaillés. Le gouvernement est aussi très divisé et n'a même pas de budget pour 2026.
Pourtant, l'Arizona veut nous faire croire que tout est déjà décidé et que ça ne sert plus à rien de se mobiliser. Mais le malus pension et le vol de l'index n'ont pas encore été votés au parlement. Nous pouvons encore les arrêter. En 2026, la résistance continue. En engageant la conversation dans notre entourage, en convainquant autour de nous, en motivant nos collègues ou voisins pour la manifestation du 12 mars, en affichant un poster ou en montrant notre soutien sur les réseaux sociaux, nous renforçons le mouvement chaque jour ❤️
L'impact de la résistance sociale
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Calculez combien vous coûte le vol de l'index
La lutte sociale a bien repris.
- Le 22 janvier, 6 000 élèves ont fait grève contre la ministre Demir, le 25 janvier, 7 000 personnes ont manifesté pour l'avenir des jeunes à Bruxelles, et le 26 janvier, une grève des cheminots a débuté pour une semaine, soutenue par un rassemblement interprofessionnel.
- En février, il y a eu la mobilisation du secteur non-marchand, suivie de 3 jours de mobilisation provinciale les 5, 10 et 12 février.
- Le 8 mars, c'est la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, avec des manifestations dans toute la Belgique, et le 12 mars aura lieu la manifestation syndicale et associative nationale à Bruxelles contre le gouvernement.
Questions fréquentes et comment y répondre
Vous cherchez des arguments pour engager la conversation dans votre entourage ? Cette FAQ ci-dessous pourra peut-être vous aider 👇
Le gouvernement De Wever-Bouchez est plus fragile qu'il n'y paraît. Face à la mobilisation large, à la pression politique et au mécontentement généralisé dans la population, il a dû reculer progressivement sur sa réforme des pensions : assimilation de diverses périodes (maladie, chômage temporaire, congé de maternité, service militaire) dans le calcul du malus, assouplissement des conditions de départ anticipé, maintien des aménagements de fin de carrière dès 55 ans, et report de la réforme complète jusqu'en 2027 minimum.
Deux sondages récents révèlent même que la coalition Arizona n'aurait plus de majorité si des élections avaient lieu aujourd'hui. L'objectif reste le retrait complet du malus pension et du vol de l'index. C’est possible : on l’a vu en Croatie où l'âge de la retraite est repassé de 67 à 65 ans après 750 000 signatures et une grande mobilisation des syndicats en front commun, ou en Belgique avec l'abandon de la pension par points en 2018 et l'abrogation de la loi anti-manifestation en 2023.
Le gouvernement veut absolument voter sa réforme des pensions avant l'été pour que les mesures puissent être d'application le 01/01/2027. On doit rien lâcher pour continuer à les faire reculer encore cinq mois. Si le parlement ne vote pas d'ici juillet, la réforme peut potentiellement être remise au plus tôt pour janvier 2028. Ce que le gouvernement ne va probablement pas faire et donc mettre toute la réforme au frigo pour cette législature. Comme dit Bouchez : « tu as 2 ans pour faire passer des grosses mesures. Après tu es trop proche des élections, ça va être trop impopulaire. »
« Il n'y a pas d'alternative, il n'y a plus d'argent », affirme le Premier ministre Bart De Wever, selon qui sa politique de casse sociale est inévitable. Pourtant, rien n'est moins vrai. Il existe des alternatives : notre pays dispose de beaucoup d'argent, c'est une question de choix politiques. Voici trois mesures pour aller chercher l'argent là où il se trouve :
Commencer par revoir les cadeaux accordés aux entreprises (3 milliards)
Briser le tabou de taxer les super-riches et revoir les niches fiscales (jusqu'à 10 milliards)
Réduire les dépenses militaires et investir l'argent dans les pensions (4 milliards)
Grâce à ces trois leviers, nous pouvons libérer jusqu'à 17 milliards d'euros pour financer la sécurité sociale et créer de l'espace pour un plan d'investissements publics.
Le malus pension est une mesure très radicale et élitiste, destinée à forcer un maximum de gens à travailler jusqu'à 67 ans. C'est l'instrument par excellence avec lequel le gouvernement veut obliger les gens à travailler jusqu'à 67 ans. Une femme sur trois sera touchée. Il est probable que le gouvernement renforce encore les conditions dans les années à venir. Dans ce cas, encore plus de personnes seront touchées.
Comment cela fonctionne-t-il concrètement ? Si vous n'avez pas assez de jours effectivement travaillés, vous perdez 5% de votre pension par année où vous partez avant 67 ans. Par exemple : si vous arrêtez de travailler à 63 ans, vous perdez 20% de votre pension (67 - 63 = 4 ans x 5% = 20%). Et ce pour le reste de votre vie.
Sous la pression de la résistance sociale, plusieurs ajustements ont déjà été apportés à la proposition du malus. Dans l'accord budgétaire, il a été modifié que la première année travaillée compte, indépendamment du nombre de jours travaillés. De plus, les jours de maladie comptent aussi pour le nombre de jours travaillés. Ce sont deux victoires de la lutte contre ce malus pension. Mais le malus doit disparaître entièrement, c'est et ça reste un instrument pour forcer tout le monde à travailler jusqu'à 67 ans.
La probabilité que les Russes envahissent demain notre Grand-Place est quasi inexistante. L'Europe possède trois fois plus d'armes que la Russie. Il a fallu trois ans à la Russie pour conquérir un cinquième de l'Ukraine. Comment pourrait-elle soudainement attaquer toute l'Europe ? Ceux qui affirment cela veulent investir des milliards provenant de nos pensions dans leur industrie de l'armement. Ils se plient aux exigences de Trump et du lobby de l'industrie de l'armement. Nous n'avons RIEN à y gagner : nous allons perdre une grande partie de notre pension et si une guerre éclate, ce sont nos enfants qui serviront de chair à canon, pas ceux de Theo Francken, Conner Rousseau ou Bart De Wever.