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Qui refuse de coopérer perd sa pension : le Parlement agit enfin après les révélations du PTB sur les surpensions européennes

« Pendant des mois, plusieurs anciens responsables politiques ont refusé de déclarer leur pension étrangère. Des ex-politiciens comme Karel De Gucht (Open VLD) et Louis Michel (MR) ont ainsi continué à percevoir des pensions pouvant atteindre 16 500 euros, soit presque le double du plafond légal. Sous la pression du PTB, cela n'est désormais plus possible », déclare Sofie Merckx, cheffe de groupe PTB à la Chambre.

Jeudi 2 juillet 2026

L'ASBL Pensions a décidé, ce 1er juillet, de mettre fin à cette situation illégale. Les anciens responsables politiques qui refusent de communiquer les informations relatives à leur pension versée par des institutions européennes ou internationales ne percevront plus leur pension parlementaire belge. Ceux qui fournissent ces informations mais dont les revenus dépassent le maximum légal voient leur pension plafonnée à 8 291,60 euros bruts par mois.

D'après les chiffres de l'ASBL Pensions auxquels le PTB a pu avoir accès, 24 des 33 anciens députés ont communiqué les informations relatives à leur pension. Leur pension parlementaire belge est désormais limitée au maximum légal. Les neuf autres refusent toujours de fournir ces informations.

« Leur pension parlementaire belge ne leur est donc provisoirement plus versée. Il s'agit d'une nouvelle victoire importante contre les privilèges politiques », souligne Sofie Merckx.

Le nom des neuf personnes concernées n'a pas été rendu public. Selon des informations parues précédemment dans la presse, il s'agirait notamment des anciens responsables politiques suivants, dont la pension s'élèverait, selon nos calculs, à :

  • Louis Michel (MR) : 16 575,55 €

  • Philippe Busquin (PS) : 14 605,88 €

  • Didier Reynders (MR) : 12 636,21 €

  • Karel De Gucht (Open VLD) : 16 770,74 €

« Le fait qu'il a fallu attendre si longtemps pour prendre cette décision en dit long, poursuit Sofie Merckx. Alors que le gouvernement Arizona oblige des millions de travailleurs à travailler plus longtemps tout en démantelant leur pension, il continue de défendre avec acharnement les privilèges politiques. »

Elle conclut : « C'est du deux poids, deux mesures. Nous continuerons à nous battre pour mettre fin à tous les privilèges politiques et pour une pension digne pour toutes et tous. »

  • Consultez notre dossier complet de février 2026 via ce lien.