Les entreprises du Bel-20 vont verser 5 milliards de dividendes : il y a de la marge pour des augmentations de salaire

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17 des entreprises du Bel-20 ont déjà annoncé qu'elles verseraient des dividendes cette année. Au total, cela représente un peu plus de 5 milliards d'euros. Le service d’études du PTB a calculé qu’une augmentation salariale de 5 % dans ces entreprises coûterait 1,2 milliard d’euros. Cela ne représente qu'un quart du montant des dividendes annoncés. 

« Cela confirme que dans toute une série de grandes entreprises, il y a de la marge pour augmenter davantage les salaires, constate Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB. C’est pourquoi nous exigeons que la loi de 1996 soit modifiée et que la norme salariale soit rendue indicative, afin que les travailleurs aient la liberté de négocier de vraies augmentations. »

« Ce n’est pas normal que, dans ces entreprises, les salaires soient bloqués à un misérable maximum de 0,4 %, poursuit Raoul Hedebouw. Ce sont les travailleurs qui font tourner les entreprises, beaucoup ont continué à travailler à fond malgré le covid, d’autres ont perdu des revenus, la moindre des choses, c’est qu’ils aient droit aujourd’hui à une véritable augmentation. »

C'est pourquoi le PTB demande que la loi de 1996 soit modifiée et que la norme salariale devienne indicative. De cette façon, les travailleurs auraient la liberté de négocier de vraies augmentations de salaire. 

Le porte-parole du PTB, Raoul Hedebouw, ainsi que Marc Goblet, l'ancien secrétaire général de la FGTB, ont déposé un projet de loi en ce sens. 

« Bien sûr, ce ne sera pas les mêmes augmentations dans toutes les entreprises, poursuit Raoul Hedebouw, mais les salaires ne peuvent pas servir de variable d’ajustement. Au contraire, en les augmentant, on contribue à relancer la consommation et donc aussi la reprise économique. »

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