Le PTB donne le coup d'envoi de sa campagne et propose un plan pour le changement social

Photo Solidaire, Dieter Boone.

Un plan pour le changement social, c’est vraiment phénoménal. Et c'est ce que le PTB a présenté cet après-midi à Bruxelles, lors d’un meeting de lancement de campagne, suivi en direct par quelque 6000 personnes via livestream sur Facebook.

« L'avenir du PTB n'a jamais été aussi bon, a déclaré, enthousiaste, le président du PTB, Peter Mertens. Lors des élections communales, nous avons percé dans toutes les grandes villes. En mai, nous allons faire en sorte de continuer cette percée au Nord, au Sud et à l’Europe. »

C’est pourquoi le PTB a élaboré un solide programme électoral. « Un plan pour le changement avec 840 propositions concrètes et positives. Un plan de changement dont les thèmes majeurs sont le fossé grandissant entre riches et pauvres, le pouvoir d'achat, le climat et la justice fiscale. »

Une des propositions concrètes du programme du PTB est la suppression des suppléments d’honoraires pour les médecins spécialistes. « Rentrer malade, en sortir pauvre : ce n'est certainement pas pour ça que les hôpitaux existent, a déclaré Peter Mertens. Ce n'est pas le type de société que nous voulons.

Nous devons abaisser les seuils financiers dans les hôpitaux. Nous voulons supprimer les suppléments d'honoraires en chambre seule, et nous voulons que les spécialistes ne soient plus payés à la prestation, mais par un salaire fixe, comme c'est le cas pour les professeurs d'université. C'est bien mieux pour tout le monde. »

Le climat est également en tête de l'agenda du PTB. « La crise du climat est une crise, et elle doit être traitée comme une crise. Il faut mobiliser des moyens, et envoyer la facture aux bonne personnes. »

Le parti de gauche met ainsi entre autres en avant la qualité et la gratuité des transports publics. Peter Mertens : « Nous sommes contre toute taxe kilométrique. Nous sommes pour des transports publics meilleurs et gratuits. C'est une solution collective, c'est une solution saine, c'est une solution écologique. Nous voulons que les gens se rendent à leur travail en tram, en bus roulant à l'hydrogène, en métro, RER ou en train. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas, parce que les libéraux bleus et jaunes économisent à mort sur les transports publics. »

La justice fiscale est un troisième grand axe prioritaire pour le PTB. « Qu'a fait ce gouvernement ? dénonce Peter Mertens. Ce gouvernement a jeté des milliards par les fenêtres, aux actionnaires. Il a réduit les impôts des grandes entreprises. C'est ce qu'ils ont appelé un "tax-shift", un transfert fiscal. Et puis, il s'est avéré qu'il y avait un trou dans le budget. Et alors, ils ont augmenté la TVA sur l'électricité. Et puis ils nous ont imposé de travailler plus longtemps. Et la ministre libérale De Block a fait la chasse aux malades de longue durée. Le tout pour financer une réduction d'impôt sélective pour les actionnaires. Nous en avons marre. Il faut mettre fin à ces niches fiscales, et tout le monde doit payer ses impôts de manière correcte. »

Lors de ce meeting, plusieurs candidats remarquables ont également pris la parole : la jeune écolière gréviste pour le climat Amina Vandenheuvel, l'ouvrière Maria Vindevoghel tête de liste à Bruxelles, l'accompagnatrice de train namuroise Farah Jacquet, la tête de liste francophone pour l’Europe, Marc Botenga, ou encore Ayse Yigit, du Limbourg, et Youssef Handichi député bruxellois et chauffeur de bus.

Chacun et chacune a mis en lumière un point de programme et montré la diversité des profils des rebelles aux grands cœurs qui forment le PTB.

 


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