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Le point sur les discussions entre le PTB et le PS suite aux élections du 26 mai

En Wallonie et à Bruxelles, le PTB a répondu à l’invitation du PS en vue de discuter d’une éventuelle participation à une majorité. L’occasion pour le PTB d’amener une certain nombre de points pour faire une rupture avec la politique menée par les partis traditionnels depuis des années.

Mardi 4 juin 2019

Ce lundi 3 juin, une délégation du PTB, composée de Peter Mertens, président du PTB, de Raoul Hedebouw et de Germain Mugemangango, s’est rendue au Parlement wallon à l’invitation du PS dans le cadre des discussions pour former un gouvernement wallon.

« À leur arrivée, des ouvriers qui travaillaient sur le chantier du Grognon à proximité se sont arrêtés pour les applaudir, ce que les journalistes présents sur place n’avaient constaté pour aucun autre représentant des partis politiques venus mercredi dernier et ce lundi matin », a noté la presse. « Un encouragement pour le projet de rupture qu’on porte avec le PTB », a réagi Raoul Hedebouw.

Lors de la discussion avec le PS, chaque parti a pu mettre les points de son programme en avant. Raoul Hedebouw : « Nous avons mis clairement en avant l’importance de l’investissement dans le logement public et la grille contraignante des loyers. Également la question cruciale d’investir dans un projet industriel public qui permette à la fois de répondre aux besoins sociaux et écologiques, et qui garantisse des emplois de qualité. Nous avons enfin pu insister sur le développement d’une politique ambitieuse de transports en commun, comprenant notamment la gratuité. Ce n’était aujourd’hui qu’un tour d’information. Il reste encore plusieurs enjeux importants à aborder. Et surtout à voir si le signal de l’électeur sera vraiment entendu. »

À Bruxelles également, le PTB a rencontré le PS. Une délégation composée de David Pestieau, vice-président du PTB, Dirk De Block, président du PTB bruxellois, et Françoise De Smedt, cheffe du groupe PTB au Parlement bruxellois, a répondu à l’inviation de Laurette Onkelinx et de Rudi Vervoort (PS).

Voici le compte-rendu de David Pestieau: « Le 26 mai, un signal clair a été donné : plus de 60 000 Bruxellois ont donné un mandat fort à la gauche authentique. En particulier pour faire face à la crise du logement, cause principale de la pauvreté qui touche un tiers des Bruxellois. Nous avons avancé durant la campagne notre volonté de baisser les loyers avec une grille contraignante et de construire des logements sociaux. Mais aussi de mettre fin à la mainmise des barons du béton sur notre ville et d'empêcher la vente de terrains publics, sachant qu'il y aura 100 000 Bruxellois en plus dans dix ans. Nous l'avons avancé dans la campagne, normal que nous le mettons en haut de nos priorités après le 26 mai. D'autres points importants comme la gratuité des transports en commun, la réduction des salaires des députés et ministres, l'emploi, le climat, les discriminations à l'embauche ont aussi été mis en avant lors de la rencontre. La discussion était ouverte. Reste à voir, si les convergences sont possibles, si l'envie existe aussi de l’autre côté, aussi avec un nécessaire troisième partenaire (on pense évidemment à Ecolo). Nous avons aussi rappelé que le PTB est un parti unitaire, bilingue et qu'il agira comme un groupe (ayant 10 députés dans le collège francophone et un dans le collège néerlandophone). A Bruxelles, ville diverse et bilingue, comme ailleurs, nous sommes un, wij zijn één;-) »

 

En Flandre, après une première discussion, le formateur pour le gouvernement flamand, Bart De Wever (N-VA) a informé le PTB qu'il ne serait pas être sollicité pour le 2e cycle de négociations en vue de la formation d'un gouvernement flamand.

En n'impliquant plus le PTB dans les négociations, les questions sociales qui étaient le coeur du succès du PTB également en Flandre, sont jetées par-dessus bord à peine une semaine après les élections. « Il est inouï que le président de la N-VA veuille s'asseoir à la table avec le Vlaams Belang et plus avec le PTB. Il semble que le signal social de l'électeur et l'appel à une politique honnête resteront une fois de plus sans réponse », conclut Peter Mertens. Lire plus.