Raoul Hedebouw :  « Faisons de 2022 une année de résistance. Rendez-vous le 27/2 dans les rues de Bruxelles pour dire Basta à ce gouvernement » 

Ce dimanche 23 janvier, Raoul Hedebouw, président du PTB, a dévoilé son discours de Nouvel An. Il a notamment insisté sur le combat contre l’explosion des factures d’énergie.

Dimanche 23 janvier 2022

Raoul Hedebouw :  « Faisons de 2022 une année de résistance. Rendez-vous le 27/2 dans les rues de Bruxelles pour dire Basta à ce gouvernement » 

« Des centaines de milliers de personnes vont tomber dans la pauvreté. Que le gouvernement arrête de tergiverser et qu’il baisse enfin la TVA sur l'énergie à 6 %. Sous la pression du mouvement populaire et de notre campagne, les lignes bougent déjà. Plusieurs partis qui se déclaraient contre cette mesure disent aujourd’hui la soutenir. Mais ce n’est pas encore gagné. C’est pourquoi nous continuons à mettre la pression et nous organisons notre manifestation Basta le 27 février prochain dans les rues de Bruxelles. »

Pour financer cette baisse de la TVA sur l’énergie, le président du PTB appelle le gouvernement Vivaldi à aller piocher dans les surprofits d’Engie-Electrabel : « Qu'ils ne viennent pas nous dire qu'il n'y a pas d'argent. Notre service d'études a calculé qu'Engie-Electrabel réalise pas moins de 2,6 milliards d'euros de profit “grâce” à la crise. Qu’on utilise ces bénéfices pour financer la réduction de la TVA pour les familles. »

Pour Raoul Hedebouw, cette crise des prix de l’énergie met aussi en lumière les failles du système actuel : « Cette crise, c’est l'illustration parfaite de l'échec du système capitaliste. Voilà ce qui se passe quand on libéralise le secteur de l'énergie. Les monopoles privés contrôlent notre éclairage, notre chauffage et nos cuisinières. Pour eux, le gaz et l'électricité ne sont pas des biens de première nécessité, mais de simples marchandises qui leur permettent de se faire d'énormes bénéfices. D’un côté, on a des multinationales de l'énergie qui se font un fric dingue du jour au lendemain et, de l’autre, des ménages qui passent à la caisse… Ce n’est quand même pas acceptable ? Ce n'est pas de fournisseur d'énergie qu'il faut changer, mais de système. »

Au-delà de l’énergie, le président du PTB dénonce la décision du gouvernement de bloquer les salaires, alors que le coût de la vie ne fait qu’augmenter. « Tout augmente. Énergie, courses, carburant… Tout… sauf nos salaires. Augmenter les salaires est nécessaire pour faire face au coût de la vie. Il faut rendre la liberté aux travailleurs et travailleuses du pays d’aller arracher de vraies augmentations de salaire. » Et d’appeler à signer et soutenir la pétition du front commun syndical qui vise à revoir la loi de 1996. Une loi de blocage salariale qui a été mise en place par les partis traditionnels avec la complicité du Vlaams Belang. 

Raoul Hedebouw n’est pas tendre non plus envers la gestion de la pandémie par le gouvernement. « Cela fait deux ans que nous subissons la gestion catastrophique de cette crise sanitaire. Au lieu de mettre en place des mesures sociales et de prévention, ce gouvernement veut tout résoudre en utilisant la contrainte et la répression. Avec des pass, des amendes, du contrôle et des sanctions. Les libéraux aiment bien dire qu’ils se battent pour la liberté, mais c’est faux. Ils profitent de ces temps de crise pour, au contraire, restreindre nos libertés. L'Organisation Mondiale de la Santé nous a mis en garde dès le début contre ce genre de mesures : “Il faut convaincre, pas contraindre.” »

Pour le PTB, une autre approche est nécessaire. Raoul Hedebouw a ainsi évoqué plusieurs pistes concrètes : « Rendons les autotests gratuits, par exemple, renforçons les services publics, investissons dans la prévention, refinançons les hôpitaux et améliorons les conditions de travail des soignants, sortons le vaccin des griffes de Big Pharma… » 

Pour conclure, le nouveau président du PTB a lancé un appel à la résistance : « Parce que l’énergie devient trop chère, parce que nous en avons marre de voir nos salaires bloqués, parce que travailler jusqu’à 67 ans est impossible pour la majorité des travailleurs, parce qu’il n’est plus possible de laisser faire ce gouvernement qui, avec sa loi pandémie, s’est accaparé tous les pouvoirs, il faut réagir. »

Pour cela, il a invité à venir manifester le dimanche 27 février dans les rues de Bruxelles pour dire « Basta » à ce gouvernement.

Retrouvez ici le discours complet de Raoul Hedebouw.