Marchons le 11 octobre pour ne pas laisser le capitalisme brûler notre planète et notre avenir
Cet été, le changement climatique s'est fait sentir jusque dans nos quartiers, nos entreprises et nos espaces naturels. Dans les Hautes Fagnes, le plus grand incendie du pays depuis plus d’un siècle a ravagé plus de 3 000 hectares. Tandis que les canicules ont causé plus de 3 000 décès supplémentaires en Belgique. Des ouvriers ont dû travailler sous des chaleurs extrêmes, des familles ont dû vivre dans des logements surchauffés, et nos pompiers ont combattu les flammes avec des moyens insuffisants.
Pendant que la planète brûle et que la guerre fait flamber les prix de l’énergie, les géants du pétrole, responsables de la crise climatique engrangent des profits records. Le gouvernement, lui, débloque sans problème 34 milliards pour l’armement, mais laisse nos infrastructures et nos services publics démunis face aux catastrophes climatiques.
Si l’impréparation et le mépris sont venus d’en haut, la solidarité est venue d’en bas. Nos ministres partaient en vacances en « touchant du bois » pour qu’il ne se passe rien, en priant pour la pluie ou en appelant à « se déstresser » et à profiter d’une bonne bière au bord de la piscine. Sur le terrain, les secouristes, les agriculteurs et les bénévoles se sont mobilisés pour nous protéger et éteindre les incendies.
Le profit qui passe avant la planète et les gens, nous refusons cette situation. C’est pour cela que nous soutenons l’appel des syndicats, mutuelles, ONG et associations regroupés au sein de la Coalition Climat. Avec le PTB, nous serons à la marche nationale pour le climat, le 11 octobre à 14h à la gare du Nord de Bruxelles.
1. Face au climat qui change, exigeons une protection collective
Cet été, les canicules l'ont prouvé : nous ne sommes pas tous égaux face au changement climatique.
Pendant que les plus riches se mettent au frais, des aides-ménagères en titres-services ont dû continuer à travailler par 38 °C pour ne pas perdre leur salaire. Dans les usines, la production ne s'arrêtait que lorsque les machines surchauffaient. Des chauffeurs de bus ont roulé dans des cabines à 50 °C. Des parents ont dû coucher leurs enfants dans des habitations surchauffées. Les plus fragiles se sont retrouvés seuls, sans aide et sans contacts. Pour seule réponse, le gouvernement a envoyé un SMS invitant à boire de l’eau, après une semaine de canicule.
On ne peut plus laisser les gens se débrouiller seuls. Nous revendiquons une protection collective : arrêt du travail en cas de danger, protection des personnes vulnérables, lieux publics rafraîchis, et adaptation de nos habitations et quartiers.
C’est la logique de notre plan canicule, que vous pouvez retrouver ici.
2. Change the system : la crise climatique est une crise du capitalisme
L’adaptation ne suffira pas : nous devons lutter contre les causes, le changement climatique, en arrêtant de dépendre des énergies fossiles. Les technologies existent, mais le système économique les freine. La contradiction est claire : nous avons un besoin vital de quitter les fossiles, mais les monopoles veulent continuer à les vendre pour gaver leurs actionnaires.
Cet été, pendant que la planète brûlait, les huit plus grands groupes pétroliers mondiaux ont engrangé 80 milliards d’euros de profits. Tant que ce profit sera la boussole, l'humain et la nature passeront au second plan. Nous ne pouvons pas laisser notre avenir dans les mains de ceux qui ont tout intérêt à ce que rien ne change.
« Si le cadre nous mène sans cesse à la guerre, à la casse sociale et au chaos climatique, alors ce n'est pas notre ambition qui est irréaliste. C'est rester dans ce cadre qui est irréaliste. Si le cadre ne tient plus la route, il faut sortir du cadre », voici comment Raoul Hedebouw, président du PTB, résumait cette contradiction lors de son discours à ManiFiesta.
Nous voulons changer de système : reprendre collectivement le contrôle de l’énergie et de la production pour les organiser selon nos besoins sociaux, dans les limites de la planète.
3. Des canadairs, pas des F-35
Cet été, l’incendie des Hautes Fagnes a révélé le manque criant de moyens de notre protection civile. Malgré les alertes des scientifiques depuis plusieurs décennies, la Belgique n’était pas prête. Cinq ans après les inondations de 2021, les gouvernements n'ont tiré aucune leçon et continuent de sabrer dans les budgets des pompiers, de la protection civile et de l’IRM.
En mars 2025, à la Chambre, le ministre de l'Intérieur Bernard Quintin (MR) avait balayé l'idée d'investir dans des moyens aériens civils, estimant que le risque de feux de forêt ne justifiait pas de telles dépenses. En revanche, le même gouvernement débloque des milliards pour l'armée.
Pire : les mêmes partis qui ont démantelé la protection civile nous vendent désormais l'armée comme LA solution aux catastrophes. Mais un hélicoptère militaire ne remplace pas un bombardier d’eau, et un soldat ne remplace pas un pompier. Notre sécurité exige des services publics renforcés.
4. Lutte pour le climat et lutte sociale : faisons germer l'espoir dans la rue en octobre !
Climat et social posent la même question : qui paie la crise et où va notre argent ? On nous dit que les caisses sont vides pour nos salaires, nos pensions ou le climat, mais les milliards pleuvent pour l'armée, et les multinationales s'enrichissent.
Tandis que le gouvernement entend encore aller chercher 10 milliards dans nos services publics, notre sécurité sociale et les poches des travailleuses et travailleurs, celles et ceux qui sont contraints d’aller travailler en voiture voient le prix de leur plein exploser.
Nous refusons cette logique. Il faut investir dans nos logements, nos transports et nos services publics pour résoudre la crise sociale et climatique, et faire payer les plus riches.
Les 9 et 11 octobre, marchons pour nos droits sociaux, le climat et pour changer le système.
Rejoignez-nous à la Marche pour le climat
- Dimanche 11 octobre à 14h
- Gare du Nord, Bruxelles