Manifestation du 12 mai : 3 raisons de faire de cette journée une défaite pour le gouvernement
Le gouvernement De Wever-Bouchez a déjà dû reporter et adapter ses plans, mais il risque également de manquer de temps. C'est le moment idéal pour mettre les bouchées doubles et accentuer encore la pression sur le gouvernement. Soyons nombreux dans la rue le 12 mai pour la manifestation syndicale pour faire plier le gouvernement.
Le 3 février 2025, le gouvernement De Wever-Bouchez a prêté serment. Depuis lors, il tente par tous les moyens de faire travailler tout le monde plus longtemps, pour moins d'argent. Beaucoup moins d'argent.
Mais depuis des mois, il se heurte à une résistance. Le gouvernement est divisé et se voit continuellement contraint d'adapter ou de reporter ses plans. Ainsi, 20 000 personnes ont déjà pu échapper au malus pension, car la réforme des pensions est reportée à au moins 2027. La loi-programme contenant les plans pour bloquer l'index et augmenter les accises sur les carburants a également dû être reportée. Et ce n'est pas terminé...
Pour le PTB, les syndicats et l'ensemble du mouvement social, une nouvelle journée d'action est déjà fixée : le 12 mai.
Voici trois solides raisons de manifester :
1. Nous pouvons forcer le gouvernement à faire baisser les prix de l'énergie
Les prix (de l'énergie) explosent en raison de la guerre impérialiste de Trump et Netanyahou en Iran. Et pendant que la classe travailleuse doit encore une fois puiser dans son portefeuille, les multinationales pétrolières en profitent.
Pourtant, le gouvernement n'y voit aucun problème.
Il refuse de prendre des mesures contre la guerre illégale en Iran. Il laisse tranquillement les avions américains en route vers le Moyen-Orient traverser l'espace aérien belge.
Les 80 millions d'euros qu'il débloque pour soi-disant faire face à l'explosion des prix de l'énergie sont bien insuffisants. À titre de comparaison : les Pays-Bas débloquent 950 millions et l'Espagne pas moins de 5 milliards. La classe travailleuse en Belgique doit se contenter de miettes.
Cela ne peut plus durer. Signez notre pétition pour faire baisser les prix des carburants. Pour rappel : le gouvernement avait promis d'augmenter le pouvoir d'achat des gens de 500 euros. Ce n'est pas ce que font ces mesures. Au contraire, combinées à la politique d'austérité, il est clair que les gens vont perdre en pouvoir d'achat.
2. Nous pouvons définitivement enterrer le vol des pensions
Le gouvernement a déjà dû reculer sur de nombreux points. Ainsi, le ministre des Pensions Jambon (N-VA) a dû annoncer cette semaine que le gouvernement fera à nouveau des concessions sur deux points. Ce sont encore deux victoires !
Mais nous n'y sommes pas encore. Alors que 9 personnes sur 10 en Belgique ne souhaitent pas travailler jusqu'à l'âge légal de la pension, le gouvernement veut toujours forcer tout le monde à travailler jusqu'à 67 ans en instaurant un malus pension. Ce malus reste fondamentalement injuste :
- Celles et ceux qui travaillent à mi-temps ont déjà une pension plus faible, pourquoi les pénaliser encore davantage ?
- Les femmes à faible revenu sont doublement touchées. Elles travaillent plus souvent à temps partiel et gagnent moins. De plus, elles sont pénalisées pour des choix qu'elles ont faits dans le passé.
- Et deux personnes sur trois menacées par le malus pension ne perçoivent déjà qu'une pension minimum.
Et tandis que le gouvernement taille d'une main dans les moyens sociaux en volant celles et ceux qui ont travaillé toute leur vie, il dépense de l'autre main encore plus d'argent pour des dépenses militaires destinées à des guerres qui font encore grimper les prix.
Complètement aberrant.
3. Le gouvernement est fragilisé, le mouvement social est large et nous pouvons gagner
La conscience de classe de la population travailleuse grandit. Il y a déjà eu 14 actions nationales au cours des seize derniers mois. Celle du 12 mai sera la quinzième. Et le gouvernement manque de temps. Il ressent la pression et se trouve dans une position de faiblesse. Sa politique ne bénéficie d'aucun soutien populaire, la réforme des pensions a déjà été reportée d'un an et la hausse de la TVA n'a pas eu lieu. De plus, les partis de la coalition sont divisés.
Si nous parvenons à repousser suffisamment le vote sur la réforme des pensions, il pourrait être trop tard pour la faire entrer en vigueur en 2027. Cela permettrait non seulement à des milliers de personnes d'échapper au malus pension, mais repousserait également l'introduction du malus à une date proche des prochaines élections (en 2029). C'est ce que les partis de la coalition veulent éviter, car ils ne souhaitent pas qu'une mesure aussi impopulaire domine les élections.
La manifestation du 12 mai tombe d'ailleurs à un moment idéal. Le lendemain, le 13 mai, la loi sera probablement discutée au parlement. Un 12 mai réussi déterminera l'ambiance du débat du 13 mai. Plus nous serons nombreux, plus la pression sera forte !
Le 12 mai, le PTB sera aux côtés des manifestants. C'est uniquement en faisant pression dans la rue que nous pourrons bloquer les plans de De Wever-Bouchez.