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« Le “meilleur des temps” de Von der Leyen est celui des multinationales, la classe travailleuse a droit au “pire des temps” »

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a ouvert son discours sur l’état de l’Union européenne par la célèbre phrase de Dickens : « It was the best of times, it was the worst of times ». Selon notre député européen Marc Botenga, elle a évité d’en évoquer la véritable signification : pour les super-riches d’Europe, c’est effectivement le meilleur des temps ; pour la classe travailleuse, c’est de plus en plus le pire.

Mercredi 16 septembre 2026

Marc Botenga

« Ce sont des temps particulièrement favorables pour les fabricants d’armes, les multinationales de l’énergie et les grands actionnaires, déclare Marc Botenga. Et aussi pour Von der Leyen elle-même, qui gagne 34 000 euros par mois. Elle ne voit donc pas à quel point la vie de la classe travailleuse européenne devient de plus en plus précaire. »

Il ajoute : « Quand on conduit un bus, qu’on donne cours dans une école ou qu’on travaille dans la construction, ce sont de mauvais temps. Un Européen sur deux connaît des difficultés financières. »

Cet hiver, les Européens devront payer toujours plus cher pour se chauffer, tandis que les multinationales de l’énergie engrangent des milliards de surprofits. Von der Leyen porte elle aussi une responsabilité dans cette situation

Marc Botenga

Député au parlement européen

Marc Botenga souligne que l’inflation continue d’augmenter et que de plus en plus de personnes craignent pour leur emploi. Selon la Commission, 1,3 million d’emplois industriels risquent de disparaître dans les prochaines années. Pendant ce temps, la Commission investit dans les armes, mais pas dans des infrastructures essentielles comme les écoles ou les hôpitaux.

« Von der Leyen dit vouloir “protéger les Européens”, mais où est cette protection ? » demande Marc Botenga.

Ce sont surtout les prix de l’énergie qui créent une grande précarité. « Bientôt, faire le plein coûtera 3 euros le litre à la pompe. Les réserves européennes de gaz sont à un niveau historiquement bas. Cet hiver, les Européens devront payer toujours plus cher pour se chauffer, tandis que les multinationales de l’énergie engrangent des milliards de surprofits. Von der Leyen porte elle aussi une responsabilité dans cette situation », affirme Marc Botenga.

Von der Leyen n’ose pas nommer les responsables, parce qu’il s’agit de ses amis Trump et Netanyahou. Elle détourne le regard. Ce n’est pas de la neutralité. C’est de la soumission.

Marc Botenga

Député au parlement européen

Notre député européen souligne également que les prix élevés sont dus à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran : « Elle a entraîné la fermeture du détroit d’Ormuz et une flambée des prix de l’énergie. Von der Leyen n’ose pas nommer les responsables, parce qu’il s’agit de ses amis Trump et Netanyahou. Elle détourne le regard. Ce n’est pas de la neutralité. C’est de la soumission. »

Marc Botenga appelle à changer radicalement de cap : « Il est grand temps que l’Europe instaure une taxe sur les surprofits des multinationales de l’énergie. Nous devons en même temps mener une diplomatie active et prendre l’initiative de négociations pour mettre fin aux différentes guerres dans le monde. Seule la paix peut garantir une véritable sécurité. »