Die Linke devient la première force politique de la capitale allemande : « Berlin vote à gauche, félicitations camarades »
Ceux qui ont suivi la campagne d’Elif Eralp ces derniers mois ont senti qu’il se passait quelque chose d’exceptionnel. Des milliers de bénévoles de Die Linke ont sillonné les quartiers. De porte en porte. De bâtiment en bâtiment. Avec une question centrale : qu’est-ce qui empêche les gens de dormir la nuit ?
Texte de Peter Mertens, secrétaire général du PTB
« Pour des centaines de milliers de Berlinois, la réponse est claire : le loyer.
Elif Eralp en a fait le cœur de sa campagne. Rendre les loyers abordables. Affronter le pouvoir des géants de l’immobilier comme Vonovia. Respecter les résultats du référendum où plus d’un million de Berlinois ont voté pour la socialisation des grands parcs immobiliers. Et donner aux locataires les moyens d’agir : grâce à l’application Mietwucher-App de Die Linke, plus de 66 000 cas de loyers potentiellement illégaux ont déjà été signalés. Une première affaire a même abouti, cette année, à la condamnation d’un propriétaire.
À noter: Die Linke s’est également inspirée de la campagne du DSA (Democratic Socialists of America) à New York, qui a permis l’élection de Zohran Mamdani. Le DSA, tout comme Die Linke, étaient d’ailleurs nos invités la semaine dernière à ManiFiesta. L’objectif ? Travailler ensemble pour comprendre comment mener des campagnes victorieuses, en transformant de grands thèmes politiques en actions concrètes : loyers, faire des courses, transports, puis en organisant des milliers de bénévoles pour en discuter directement avec les habitants, de porte en porte.
La politique commence par les problèmes quotidiens de millions de personnes. Il ne s’agit pas seulement de parler des locataires et des travailleurs, mais de les organiser pour qu’ils puissent imposer des changements par eux-mêmes.
Secrétaire général
New York et Berlin sont deux villes très différentes, tout comme Bruxelles. Mais la similitude est frappante : la politique commence par les problèmes quotidiens de millions de personnes. Il ne s’agit pas seulement de parler des locataires et des travailleurs, mais de les organiser pour qu’ils puissent imposer des changements par eux-mêmes.
Dès janvier, Elif avait annoncé que Die Linke investirait massivement les quartiers, organiserait des assemblées de locataires et relierait les voisins entre eux pour lutter contre le pouvoir des grands promoteurs immobiliers. Ce n’était donc pas un simple slogan de dernière minute. C’était la méthode de toute la campagne.
Et aujourd’hui, Die Linke arrive en tête à Berlin.
Félicitations, camarades. »