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Avis de la Cour des comptes : « La casse sociale et la militarisation ne mènent pas à un budget sain »

L’avis de la Cour des comptes sur le budget du gouvernement De Wever-Bouchez est à nouveau particulièrement critique. De nombreuses recettes sont incertaines ou surestimées, tandis que le déficit budgétaire continue de se creuser cette année.

Vendredi 20 février 2026

Sofie Merckx.

« La casse sociale et la militarisation du gouvernement ne mènent pas à un budget sain. Il est temps de changer de cap », réagit Sofie Merckx, notre cheffe de groupe à la Chambre.

Selon la Cour des comptes, le gouvernement ignore même les estimations de sa propre administration. 

« Il ne prévoit pas assez pour compenser les CPAS en 2027 suite à la limitation des allocations de chômage dans le temps : au moins 500 millions d’euros trop peu par an, constate Sofie Merckx. Et même cela est une sous-estimation. Plus de personnes que prévu feront appel au CPAS et moins de personnes trouveront un emploi, souligne la Cour des comptes. Les pouvoirs locaux risquent de se voir présenter la facture. »

Exclure des personnes du chômage ne crée pas d’emplois, cela ne fait que pousser les gens vers le CPAS

Sofie Merckx

Cheffe de groupe PTB à la Chambre

La limitation des allocations de chômage dans le temps permettra également d’économiser moins que ce que le gouvernement avait promis et mettra moins de personnes à l’emploi qu’annoncé, selon la Cour des comptes. 

« Exclure des personnes du chômage ne crée pas d’emplois, cela ne fait que pousser les gens vers le CPAS, poursuit la députée. Nous demandons donc que les montants compensatoires pour les pouvoirs locaux soient augmentés. Le gouvernement fédéral ne peut pas envoyer la facture de sa politique aux communes. »

Du côté des recettes aussi, le budget présente de sérieuses failles. La Cour des comptes qualifie les recettes issues des mesures visant les soi-disant « épaules les plus larges » de surestimées et incertaines. Ainsi, les recettes de la taxe sur les plus-values sont, selon la Cour des comptes, « trop incertaines pour être inscrites de manière structurelle » dans le budget. La taxe sur les comptes-titres est qualifiée de « volatile » dans le rapport et le gouvernement commet même l’erreur de calculer sur base des recettes brutes plutôt que des recettes nettes.

Il existe pourtant des alternatives. Il y a beaucoup de richesses dans notre pays. C’est une question de choix politiques.

Sofie Merckx

Cheffe de groupe PTB à la Chambre

« Continuer à économiser dans une économie affaiblie ne fait que nous enfoncer davantage dans une spirale négative d’austérité, poursuit Sofie Merckx. Moins de pouvoir d’achat, moins de croissance économique, moins de recettes et donc à nouveau des économies. Ce n’est pas une solution. »

Elle conclut : « Il existe pourtant des alternatives. Il y a beaucoup de richesses dans notre pays. C’est une question de choix politiques. Au lieu d’opter pour la casse sociale et la militarisation, nous devons garantir une contribution équitable des plus grandes fortunes. C’est la seule manière d’assainir durablement nos finances publiques et de renforcer notre société. »

Oui, il y a des alternatives à la politique de casse sociale du gouvernement De Wever-Bouchez

« Il n’y a pas d’alternative, il n’y a pas plus d’argent » : Bart De Wever prétend que sa politique de casse sociale est inévitable. C’est l’argument qu’il utilise sans cesse pour justifier l’attaque de notre système de pension et de protection sociale. C’est ce qu’il dit aussi aujourd’hui pour défendre une hausse de la TVA et un saut d’index. 

Pourtant, rien n’est plus faux. Il y a des alternatives : il y a de l’argent – et même beaucoup – dans notre pays et il est tout à fait possible de financer nos pensions et notre sécurité sociale. C’est une question de choix politique.