« Arrêtons de normaliser l'impunité » : Peter Mertens réagit aux propos du ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot sur le Venezuela
Notre secrétaire général Peter Mertens réagit avec indignation aux déclarations du ministre belge des Affaires étrangères Maxime Prévot et de la haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères Kaja Kallas concernant l'agression américaine contre le Venezuela.
« Trump ne peut agir comme il le fait que parce que des responsables politiques comme Maxime Prévot et Kaja Kallas refusent systématiquement de condamner les crimes de guerre de Washington, déclare Peter Mertens. Ils n’osent pas lever le petit doigt contre Trump. De cette manière, la Belgique et l’Europe se rendent surtout elles-mêmes insignifiantes. »
Il poursuit : « Nous voyons aujourd’hui la nouvelle stratégie de sécurité de Washington à l’œuvre. Trump veut un contrôle total et exclusif sur l’hémisphère occidental, en commençant par ce que les États-Unis considèrent comme leur "arrière-cour" stratégique : l’Amérique latine. Trump y revendique le droit exclusif d’intervenir où bon lui semble, de piller le pétrole et les matières premières, de soutenir des alliés et de renverser des régimes "gênants", d’enlever des présidents, de bombarder des infrastructures, de saisir des pétroliers, etc. »
Que reste-t-il du droit international si l’on n’ose pas l’invoquer contre les agresseurs les plus puissants du monde ?
Secrétaire général
« C’est la doctrine Donroe qui se déroule sous nos yeux, explique le secrétaire général du PTB. Trump réactive l’héritage ancien et désastreux de la doctrine Monroe, mais avec une couche supplémentaire d’agressivité. Pour contrôler le pétrole et d'autres matières premières. Pour évincer la Chine, la Russie et d'autres rivaux de son "arrière-cour". Et en frappant le Venezuela, Trump veut finalement aussi frapper Cuba. Et une fois de plus, l’Europe se met à genoux. En se taisant à chaque violation flagrante du droit international, elle normalise l’impunité. »
Pour Peter Mertens, la question s’impose : « Que reste-t-il du droit international si l’on n’ose pas l’invoquer contre les agresseurs les plus puissants du monde ? L’Europe devrait adopter une position claire. Non pas en tournant autour du pot, ni en répétant comme des perroquets les discours trumpiens sur une prétendue "guerre contre la drogue", mais en prenant clairement ses distances avec la logique néocoloniale — d’où qu’elle vienne. »
Il conclut : « Il est temps de nous ranger résolument aux côtés des mouvements pour la paix, des syndicats, des organisations sociales, des comités de solidarité et des universitaires qui s’opposent à cette guerre et à la folie impérialiste. »