Alice Bernard, Photo PTB

Un certain nombre de députés de la Communauté française effectuent régulièrement des voyages à l’étranger. « Diplomatie parlementaire, disent-ils. Un exemple, 19 000 euros pour une réunion de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF) à Monaco. Tiens? Le même style que Jean-Claude Marcourt et l’ex-greffier-toujours-payé du Parlement wallon ? », s’interroge Alice Bernard, cheffe de groupe PTB au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

La députée du parti de gauche dénonce l’opacité qui entoure ces voyages : « Pour le moment, il est extrêmement difficile d’obtenir les détails des budgets pour ces voyages. C’est un problème car c’est de l’argent public qui est dépensé et qu’il n’y a aucun contrôle public sur ce qui en est fait. »

Pour le PTB, il est très important qu’il y ait une autre approche de ces voyages. « Alors qu'au Parlement wallon, des réformes sont en route, la même majorité PS-MR-Ecolo ne semble pas très active en Fédération Wallonie-Bruxelles », souligne Alice Bernard. « Il faut des solutions pour mettre fin aux comportements de privilégiés et aux abus comme ceux qui ont été récemment mis en lumière au Parlement wallon. C’est aussi une question démocratique. Les gens ont le droit de savoir comment sont dépensés les moyens publics. »

C'est pourquoi le PTB a formulé plusieurs propositions. La députée PTB explique: « Nous avons demandé que les informations budgétaires soient communiquées avec plus de détails et qu'elles indiquent précisément les dépenses effectuées, pas seulement des montants globaux. Il faut aussi plus de clarté sur la relation entre les missions effectuées et les dépenses qui s'y rapportent. Par exemple, pour revenir sur cette réunion à Monaco, il s'agirait qu'il y ait une explication préalable sur les raisons pour lesquelles la présence d'un ou plusieurs experts se justifie dans le total des 19.000 euros dépensés. Si nous n’avions pas posé de questions, personne n’aurait jamais rien su. Il est étonnant que les autres partis ne s’en soient pas inquiétés. Finalement, nous demandons que des rapports plus complets sur ces missions soient mis à disposition du public. »