Photo Geertje Franssen

Le message est clair "trop c'est trop". Stop à la violence sexuelle. Marianne, le mouvement des femmes du PTB et RedFox, le mouvement des jeunes du parti de la gauche authentique, ont mené une action dimanche dernier.

Une centaine de militants se sont rassemblés devant l’hôtel de ville de Gand. L’action a été organisée suite à la terrible nouvelle concernant cette jeune fille de 14 ans de Gavere qui s’est donné la mort après avoir été victime d’un viol collectif et dont les images ont été publiées en ligne. "Nous sommes terriblement choqués par ces faits et nos pensées vont aux proches de la victime. Malheureusement, il ne s'agit pas d'un cas isolé. La violence sexuelle est un problème courant et se produit à tous les niveaux de la société, chez les jeunes et les moins jeunes. C'est pourquoi nous sommes ici aujourd'hui avec un message clair : il faut mettre fin à ces violences. déclare Maartje De Vries, présidente de Marianne, le mouvement des femmes du PTB.

Selon la présidente de Marianne, les chiffres ne mentent pas : "Chaque jour, on dénombre huit plaintes pour viols et chaque semaine quatre plaintes pour viols collectifs. Ce sont des chiffres énormes. Pourtant, ce n'est que la partie émergée de l'iceberg, car la majorité des victimes ne le signalent jamais."

Pour mettre fin aux violences sexuelles, Marianne et RedFox demandent une politique proactive contre ces violences qui doit se déployer dans toute la société. Le gouvernement Vivaldi a déclaré dans son accord de coalition que la lutte contre les violences sexuelles était une priorité absolue, il doit maintenant tenir cette promesse, estime la présidente de Marianne. "La politique avance trop lentement. Des mesures sont nécessaires à travers la société toute entière. Il faudrait par exemple mieux faire connaître les numéros de téléphone d'aide aux victimes. Il faut aussi investir davantage dans la formation des policiers et des agents judiciaires. L'impunité doit cesser. Augmenter les peines pour viol, comme le préconise le gouvernement, est une chose. Mais des mesures doivent également être prises pour réduire considérablement le nombre de classement sans suite de dossiers concernant des cas de violences sexuelles (plus de la moitié des cas) et pour abaisser le seuil de dépôt de plaintes. Bien évidemment, nous voulons tout d’abord que tout soit mis en place pour que les violences ne se produisent pas. Un investissement considérable dans la prévention est donc nécessaire. Nous envisageons aussi l'extension des cours d'éducation sexuelle et relationnelle à l'école, à des campagnes de sensibilisation à grande échelle, etc. Pour que cela soit possible, des ressources suffisantes sont nécessaires. C'est pourquoi nous sommes ici aujourd'hui et exigeons des actions, pas des mots. De Vries déclare.

 

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