Steven De Vuyst (député fédéral PTB)

Le député Steven De Vuyst (PTB) participe en tant qu’observateur à la première réunion des pays ayant signé le Traité d’interdiction des armes nucléaires.

Le député Steven De Vuyst (PTB) participera cette semaine à la « Semaine de l’interdiction nucléaire » organisée par l’ONU et l’ICAN (Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires) à Vienne. La raison en est la première réunion des États ayant signé le traité des Nations unies sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN).

L’Autriche fait partie des 62 États membres des Nations unies qui ont déjà signé et ratifié le TIAN. Le PTB a récemment soumis une résolution demandant au gouvernement de rejoindre le TIAN et de retirer les armes nucléaires américaines de notre territoire dès que possible.

« C’est essentiel pour travailler à une politique de paix active, déclare Steven De Vuyst, mais comme le gouvernement belge refuse toujours - contrairement à l’accord de coalition - de même participer à la réunion de Vienne en tant qu’observateur, je participerai à la conférence parlementaire sur le TIAN en tant que l’un des deux représentants de la commission des relations extérieures, et j’assisterai à la séance d’ouverture de la réunion elle-même en tant qu’observateur. »

Pour la première fois depuis plus de 30 ans, il existe à nouveau un risque réel de guerre entre les puissances nucléaires. Une enquête réalisée par le Conseil européen des relations étrangères (ECFR) cette semaine a montré que de plus en plus d’Européens sont préoccupés par la menace d’une escalade nucléaire de la guerre en Ukraine. Les différentes puissances nucléaires modernisent leur arsenal nucléaire depuis un certain temps déjà.

Par le passé, la Belgique a déjà joué à plusieurs reprises un rôle de pionnier dans les traités de désarmement, notamment contre les armes à sous-munitions et les mines antipersonnel. La Belgique doit reprendre ce rôle pour les armes nucléaires.

Le PTB n’est pas seul à le demander : 56 anciens présidents, premiers ministres, ministres de la défense et des affaires étrangères d’États membres de l’OTAN, dont la Belgique, et d’anciens secrétaires généraux de l’OTAN et de l’ONU ont appelé tous les pays à adhérer au traité d’interdiction en décembre 2020.

« La population belge y est également favorable, un sondage réalisé en 2020 a montré que 77 % des Belges sont favorables à l’adhésion à ce traité, une augmentation par rapport à l’année précédente », a déclaré M. De Vuyst. « Il existe donc une base de soutien très importante au sein de la population. Une guerre nucléaire menace littéralement la survie de l’humanité. Le gouvernement doit agir maintenant ! »

La semaine dernière, la commission des relations extérieures a finalement décidé que deux représentants belges du peuple devaient participer à la conférence parlementaire sur le TPNW. « Cela signifie que quelque chose bouge au sein de la majorité, mais ce n’est pas suffisant », conclut Steven De Vuyst.

Vous pouvez trouver le texte complet de la proposition de résolution demandant que la Belgique joue un rôle de pionnier en matière de désarmement nucléaire dans le cadre d’une politique de paix active (55K2671) ici :

https://www.dekamer.be/kvvcr/showpage.cfm?section=/flwb&language=fr&cfm=/site/wwwcfm/flwb/flwbn.cfm?legislat=55&dossierID=2671