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Ce mardi 10 novembre, le PTB défendra au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles sa proposition de résolution visant à soutenir les musiciens domiciliés en Belgique avec une attention particulière portée aux musiciens peu connus et aux femmes. Le texte propose une solution simple qui ne nécessite aucun budget supplémentaire : l’augmentation des quotas de diffusion au sein de la programmation musicale à la RTBF.

« Beaucoup de musiciens vivaient déjà dans la précarité avant la crise sanitaire mais avec la fermeture des salles, la situation est devenue catastrophique. Donner plus d’espaces de diffusion aux musiciens moins connus, c’est offrir plus de diversité culturelle aux auditeurs et auditrices mais aussi plus de revenus pour les artistes très fragilisés. Et ça ne coûte rien ! » souligne Amandine Pavet, députée PTB.

En Angleterre, une étude publiée en septembre dernier indique qu’un tiers des musiciens se réorienteraient et quitteraient le milieu pour raisons financières. 87 % des musiciens interrogés seront dans une situation financière inextricable dans les prochains mois. Sans musiciens, pas de musique. Si rien n’est fait, ce sont des milliers de talents qui risquent de disparaître.

95 % des biens culturels que nous consommons sont importés et 80 % de la musique enregistrée dans le monde est distribuée par seulement quatre sociétés. La musique diffusée en radio ne reflète pas la diversité culturelle produite par des centaines d’artistes, de musiciens, de techniciens, de labels.

Une minorité tourne en boucle sur nos ondes

« Une majorité de musiciens restent dans l’ombre faute de diffusion et de reconnaissance, tandis qu’une minorité tourne en boucle sur nos ondes. Dans ce contexte, il est très difficile de vivre de la musique, particulièrement pour les jeunes qui se lancent. Nous voulons inverser cette tendance », poursuit la députée.

À l’heure actuelle, la RTBF prévoit 12 % d’espace de diffusion pour les artistes issus de la Fédération Wallonie-Bruxelles. C’est nettement moins qu’en France, où ce chiffre s’élève à 40 %. Le PTB souhaite étendre ce quota à 25 % pour les artistes domiciliés en Belgique mais également instaurer de nouveaux quotas pour l’ensemble de la programmation musicale afin de promouvoir la présence des femmes, des artistes hors top 100 et des créations récentes.

La mise en place de ce genre de quotas est défendue depuis de nombreuses années par plusieurs associations telles que le FACIR, l’ACC, Asspropro, Bea Music, Club Plasma, Court-Circuit, Museact ou encore le CCMA, ainsi que par le Conseil supérieur de l’audiovisuel. 


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  • Michel Meurice
    a commenté 2020-11-18 14:00:45 +0100
    A tout le moins qu’au moins 75 % des chansons diffusées soient francophones
  • Eric Moreels
    a commenté 2020-11-10 10:44:16 +0100
    Nous ne devons pas copier sur la Grande-Bretagne, la France ou d’autres pays pour améliorer le sort de nos artistes. Ce n’est pas parce qu’un français ou un anglais va se noyer que nous devons faire la même chose en Belgique. Nos élus politiques se disant professionnels et compétents doivent agir sans aller voir ce qu’il y a dans " l’assiette " des politiciens des autres pays. Nos mandataires politiques doivent agir comme des gens responsables en tenant compte de la situation réelle et des moyens de notre pays. Les beaux discours n’ont jamais résolu de problèmes.
  • Rédaction en ligne
    a publié cette page dans Actualités 2020-11-09 16:21:51 +0100

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