Le PTB a lancé sa campagne électorale, tout en présentant ses listes de candidats, comme ici à Charleroi, qui correspondent au profil social, authentique, et actif du parti de gauche. (Photo Solidaire, Philip Bouillon)

Ces 16 et 17 juin, le PTB a lancé sa campagne électorale en vue des élections communales. De Liège à Anvers en passant par Charleroi, Hasselt et Gand, les militants du PTB sont sur les starting blocs pour reconquérir les villes et communes par la mobilisation, pour en faire des projets à la mesure des gens et pas des promoteurs bling-bling.

Les fêtes organisées par les sections locales du PTB en ce week-end ensoleillé reflétaient déjà la diversité des membres et sympathisants du parti. Dans une ambiance chaleureuse, familiale et solidaire, le parti de gauche a également rassemblé des acteurs des mondes associatif, culturel et de la lutte sociale.

Roberto D’Amico, ex-délégué et travailleur de Caterpillar, en 4e place sur la liste PTB a suscité un grand enthousiasme: « J’ai 20 ans de travail à Caterpillar et de travail syndical, a-t-il déclaré. Le PTB a toujours été à nos côtés. Et c’est donc logiquement qu’aujourd’hui je continue mon combat sur la liste du PTB. » (Photo Maïté Teixeira De Pinho)

Social

Le PTB a donc lors de ces événements lancé le départ de la campagne électorale, tout en présentant ses programmes communaux et ses listes de candidats, qui correspondent au profil social, authentique, et actif du parti de gauche. À Charleroi, notamment, l’annonce de la présence de Roberto D’Amico, ex-délégué et travailleur de Caterpillar, en 4e place sur la liste PTB a suscité un grand enthousiasme. Ce choix confirme la volonté du parti de gauche de faire entrer des ouvriers dans les assemblées. « J’ai 20 ans de travail à Caterpillar et de travail syndical, a-t-il déclaré. Le PTB a toujours été à nos côtés. Et c’est donc logiquement qu’aujourd’hui je continue mon combat sur la liste du PTB. »

Dans tout le pays, le PTB a d’abord mené des enquêtes pour savoir quels sont les priorités des habitants. Une manière de faire de la démocratie active inscrite dans l’ADN du parti de gauche. C’est après avoir eu ces milliers de discussions sur ce qui devait changer dans les villes et communes de Belgique que le PTB a établi et présenté ses programmes et priorités locales.

Ces priorités sont clairement liées aux besoins sociaux des gens. Ainsi, dans les trois principales villes wallonnes (Liège, Charleroi et Namur), la pauvreté et le logement figurent parmi les priorités des habitants. C’est donc avec cette ambition sociale que le parti de gauche va mobiliser ses troupes.

Car nous avons besoin d’une société qui met les gens au centre, pas le profit. Des villes au grand coeur, pas des villes bling bling.

« Il existe une véritable volonté des autorités communales d'attirer les investisseurs qui pourront ensuite construire des logements à moyen ou haut standing sur des espaces publics, a dénoncé Sophie Lecron, conseillère communale PTB à Liège et tête de liste pour les prochaines élections. Mais une partie de la population s'est opposée à ces projets, ce qui a eu pour conséquence d'en bloquer certains. Il faut continuer à se rassembler. »

Nous avons besoin d’une société qui met les gens au centre, pas le profit. Des villes au grand coeur, pas des villes bling bling.

Même son de cloche à Charleroi, où la conseillère communale et tête de liste du parti de gauche est revenue sur un vif échange qu’elle avait eu au conseil communal face au bourgmestre Paul Magnette : « Quand j'ai demandé à Paul Magnette comment il peut justifier l’investissement d’argent public dans une marina pour bateaux de luxe, il s'est mis dans une colère noire. Car, selon lui, il n'y a pas d'alternative, c'est normal. Non, M. Magnette, ce qui se passe dans notre ville n'est pas "normal". Il n'est pas normal que 4000 familles se trouvent sur liste d'attente d'un logement social. Il n'est pas normal que nos enfants n'apprennent pas tous à nager par manque de piscines. Il n'est pas normal que des SDF se fassent enfermer car ils font la manche le mauvais jour. Il n'est pas normal que les bâtiments scolaires de nos enfants soient en si mauvais état. Il n'est pas normal de payer le parking partout où l'on va et il n’est pas normal que seul un fonctionnaire sur trois qui part à la pension soit remplacé. »

Le député fédéral PTB, Raoul Hedebouw, à gauche, et la tête de liste liègeoise, Sophie Lecron, à Liège. (Photo Solidaire, Sophie Lerouge)

Le porte-parole et député fédéral du PTB Raoul Hedebouw, présent à Liège, a également rappelé le sens de son intervention au Parlement le 14 juin dernier : « 13,7 % des enfants qui vivent ne Belgique vivent sous le seuil de pauvreté.

Dans le 7e pays le plus riche au monde, où nous produisons 400 milliards d’euros de richesse chaque année, c’est un scandale d’avoir autant d’enfants dans la pauvreté. » Il a ensuite confirmé que, si la prochaine échéance était celle des élections communales, où le PTB se battra pour des élus et, surtout, des mobilisations qui mettront à l’agenda des revendications sociales, notre ambition reste de changer l’ensemble de la société, pour aller vers un vrai socialisme, « où il n’y a plus d’enfants pauvres ».

Authentique

Le peuple de gauche n’en peut plus des affaires et des politiciens corrompus. Ces dernières années, la multiplication d’affaires en tout genre a entamé la brèche entre les partis traditionnels et les citoyens. Pour le PTB, les élus doivent servir, pas se servir.

Pour le parti de gauche, des principes financiers clairs sont importants pour se prémunir face à ce décalage entre ce que vivent les travailleurs et l’élite des politiciens payés plus de 6000 euros. C’est pourquoi nos élus s’engagent à continuer à vivre avec un salaire de travailleur, et à verser leurs compensations financières au PTB. Les mandataires locaux du PTB élus en 2012 tout comme les députés fédéraux élus en 2014 l’avaient promis, et ils l’ont fait.

Actif

Sur le terrain, le PTB a fait le tour des quartiers avec son enquête, dans les entreprises, etc. Pour le PTB, le changement passe par le mouvement social. Seule la mobilisation des gens permettra de mettre à l’agenda les thèmes sociaux choisis par les citoyens interrogés lors de notre Grande Enquête.

Les mandataires locaux du PTB élus en 2012 tout comme les députés fédéraux élus en 2014 avaient promis de continuer à vivre avec un salaire de travailleur,, et ils l’ont fait.

Le PTB n’est pas un parti qui demande de noircir une case une fois tous les cinq ou six ans. Nous ne faisons pas de promesses en l’air en disant « on va résoudre vos problèmes pour vous ». Au contraire, nous disons « organisons-nous ensemble et mobilisons-nous pour prendre notre sort en mains » parce que ce n'est qu'ensemble qu'on pourra changer les choses.

Germain Mugemangango, président du PTB carolo et deuxième de liste pour les élections communales, a ainsi rappelé que « c’est par la mobilisation qu’on a fait reculer le ministre Daniel Bacquelaine sur la pension à points. On doit bien s’en rendre compte, face à tous ceux qui veulent faire croire que lutter ne sert à rien ».

C’est pourquoi, dans les semaines et mois à venir, le PTB ne fera pas seulement campagne pour obtenir des voix. Les sections locales organiseront aussi des actions, pétitions et mobilisations en tout genre pour rendre les villes et communes à la mesure des gens.

Que ce soit le combat pour le maintien d’une grande surface dans le quartier Nord de Liège, ou la mobilisation contre l’introduction des compteurs à puces dans les appartements, contre les conditions de vie presque insalubres dans les logements sociaux de Grivegnée, …

Rendez-vous sur le terrain !


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