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Le CEO d’Infrabel Luc Lallemand a prôné hier le démantèlement des services publics. Pour le PTB, c’est inacceptable. Le parti de gauche plaide pour davantage d’investissements et de personnel, mais aussi pour la fusion d’Infrabel et de la SNCB. Une fusion qui ferait gagner en efficacité.

« Le train n’est pas fait pour transporter 15 personnes entre deux villages, où vous entretenez une ligne à double voie électrifiée », déclarait hier en commission de la Chambre le CEO d’Infrabel Luc Lallemand.

« En quelques mots, le patron d’Infrabel affirme ainsi que le train n’est pas un service public. On ne peut pas mieux opposer deux visions du rail, réagit la députée PTB Maria Vindevoghel, qui siège dans la Commission Mobilité de la Chambre. D’un côté ceux qui se battent pour un service de qualité, qui veulent maintenir un service public ambitieux, qui fait face aux défis climatiques et aux défis de la mobilité. De l’autre, les partis de droite aidés par les CEO d’Infrabel et de la SNCB, qui prônent le démantèlement du service public. »

« Les propos de Luc Lallemand suivent la même ligne que ce que j’ai dénoncé hier au Parlement sur le démantèlement des services publics. Les innombrables retards, les trains sans air conditionné dans lesquels il fait 40°C et plus en été, les trains supprimés, les trains qui ne comportent qu’une seule toilette, les guichets fermés, les infrastructures inadaptées aux personnes à mobilité réduite, l’obligation pour certains navetteurs de prendre trois abonnements différents… Les 240 millions de voyageurs de la SNCB ont droit à un service de qualité. »

« Mais quelle a été la réponse du gouvernement, d’Infrabel et de la SNCB ? Toujours moins de moyens pour le rail, réduction des effectifs (5000 postes en moins ces cinq dernières années), plus de flexibilité pour le personnel… On exige toujours plus, avec toujours moins de moyens : c’est là que le problème se trouve. »

Le PTB plaide pour davantage d’investissements et de personnel, mais aussi pour la fusion d’Infrabel et de la SNCB. « Il serait beaucoup plus efficace d’avoir une structure et un dirigeant au lieu de deux. La CEO de la SNCB Sophie Dutordoir estime qu’une fusion serait une perte de temps. C’est pourtant justement la scission en deux entreprises qui est à l’origine du nombre si élevé de retards, qui font perdre beaucoup de temps aux navetteurs chaque jour », conclut Maria Vindevoghel.

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