Rapport de la Commission nationale d’évaluation sur l’IVG : « La Belgique est prête pour un changement de la loi sur l’avortement »

Sofie Merckx. (Foto Solidair, Stefaan Van Parys)

Le PTB a pris connaissance avec attention du rapport de la commission d’évaluation concernant l’IVG qui confirme le bien-fondé de l’initiative législative qui sera voté dans les prochaines semaines en plénière à la Chambre. Le dernier rapport de la commission datait de 2011 et celui-ci était donc fort attendu.

Le rapport confirme qu’en 2017, 472 femmes belges se sont rendues au Pays-Bas pour interrompre leur grossesse au-delà des 12 semaines. La députée du PTB Sofie Merckx réagit : « Près de 500 femmes vont annuellement aux Pays-Bas pour faire une IVG. Nous devons changer la loi pour pouvoir les accompagner ici, c’est une question de santé publique. »

Pour rappel, la proposition de loi qui dépénalise complètement l’avortement et allonge le délai à 18 semaines a été adoptée en deuxième lecture ce 20 décembre dernier en commission de la Justice de la Chambre.

Le rapport confirme ce que Sofie Merckx avait déjà annoncé lors des débats en première lecture : « Les centres pour IVG font un travail remarquable et de qualité. 99 % des femmes n’ont aucune complication à l’IVG. Globalement, le nombre d’IVG est en diminution chez les jeunes en Belgique. La Belgique est prête pour répondre à ce défi supplémentaire. »

Le rapport met également en lumière l’importance de la gratuité de la contraception. Depuis octobre 2013, il existe un remboursement des contraceptifs pour les femmes âgées de moins de 21 ans. On constate, dans ce groupe cible, une diminution significative du nombre d’IVG. La députée et médecin, Sofie Merckx, plaide activement pour un remboursement de la contraception, pour toutes les femmes et quel que soit leur âge : « Ce rapport montre que nous devons impérativement retirer les barrières financières. »

Elle ajoute « Néanmoins, on observe dans le rapport que plus de la moitié des femmes ayant fait une IVG en 2017 était sous une méthode contraceptive. Autrement dit, bien que le nombre de femmes ayant recours à l’IVG est en diminution, les interruptions de grossesses feront toujours partie de la réalité des femmes. »

Le PTB espère que les débats pourront continuer de manière sereine et sur base de ces données scientifiques afin d’avoir une majorité sur cette proposition de loi dépénalisant complètement l’IVG et de consacrer le droit des femmes à disposer librement de leur corps.


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