Photo Solidaire, Fabienne Pennewaert

En dix jours, il y a eu quatre nouvelles victimes de féminicide en Belgique : Ghislaine, France, Sofie et une femme de cinquante ans dont l’identité est inconnue. Quatre femmes brutalement arrachées à leur famille par leur (ex-)partenaire. « L'augmentation de la violence contre les femmes et la rapidité avec laquelle les féminicides se succèdent durant ce deuxième confinement nous préoccupent beaucoup, déclare Nadia Moscufo, députée PTB à la Chambre. Des mesures immédiates doivent être prises. Il y a urgence. »

Derrière la pandémie de coronavirus se cache une autre pandémie. « Lorsque la Belgique a été confinée pour la première fois en mars, les experts ont mis en garde contre l'augmentation de la violence intrafamiliale, rappelle Nadia Moscufo. Malheureusement, ils avaient raison. Nous savons maintenant que le nombre d’appels reçus par la ligne d'assistance téléphonique 0800/30.030 (Écoute violences conjugales) a doublé au cours de cette période. »

C’est un fait : la crise sanitaire entraîne une augmentation de la violence contre les femmes dans le monde entier. En Belgique, il y a déjà eu 21 meurtres de femmes rien que cette année. « Et avec ce second confinement, le nombre de féminicides augmente à une vitesse alarmante », constate la députée de gauche.

Un certain nombre de mesures ont été prises aux différents niveaux de pouvoir, comme la libération de chambres d'hôtel pour les femmes qui ont besoin d'un refuge. « Mais ces mesures ne sont généralement ni structurelles, ni suffisantes, déplore la députée PTB.

Par ailleurs, hier, la Secrétaire d'État à l’Égalité des genres Sarah Schlitz (Ecolo) a présenté son plan d’action contre la violence intrafamiliale. Le PTB se réjouit de constater qu’il inclut sa proposition de faire en sorte que la police agisse de manière proactive et contacte les victimes déjà connues des services. Ce plan est un pas en avant par rapport aux gouvernements précédents qui n'accordaient que peu ou pas d'attention au problème. « Mais vu l'urgence de la situation, il faut des mesures immédiates, plaide Nadia Moscufo. Ce plan doit être mis en pratique dès aujourd’hui. »

« Si nous voulons inverser la vapeur et mettre fin à la violence, le politique doit agir maintenant, insiste la députée. Poser des actes ambitieux qui vont au-delà des mesures temporaires. Il y a notamment un vrai travail à faire pour éviter la surcharge des lignes d'assistance téléphonique et les rendre plus accessibles. Il faut aussi mettre en place des formations approfondies au sein de la police, de la justice (former des magistrats spécialisés) et des services d’aide. Il faut développer davantage l'accueil des victimes, mettre en place des campagnes de prévention à grande échelle, entre autres. Une approche globale et urgente de la violence contre les femmes est désespérément nécessaire. »

Le PTB soutient également les mobilisations de la plateforme Mirabal contre les violences faites aux femmes. Ces mobilisations auront lieu demain dans tout le pays. « Nous soutenons les revendications de Mirabal pour une politique proactive, cohérente, soutenue et correctement budgétisée. Une pression de la base vers le sommet sera nécessaire pour s'assurer que les plans et les intentions du gouvernement se traduisent dans les actes. Le PTB y veillera », conclut Nadia Moscufo. 

* Cliquez ici pour un aperçu des différentes actions prévues : https://www.facebook.com/events/1027658927701578/




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  • Corinne Tysebaert
    a commenté 2020-11-28 12:42:25 +0100
    “Tant qu’il n’y a pas d’atteinte physique, on ne sait pas intervenir. Parler et essayé de rêgler les choses, ne vous mettez pas à côté de lui, garder une certaine distance par rapport a lui, et au besoin passer quelques nuit logée ailleurs pour soufflé (police local, a la 2eme demande d’intervention)” …. Voilà, des mois que le vrai visage ce dévoile du manipulateur pervers narcissique de l’homme avec qui je cohabite (devrait cohabité jusqu’à ce qu’il ai trouvé un appart, alors qu’il est le bienvenu chez sa mère …). Ma mère, puis mon médecin traitant, ma psy, et les agents que ma mère avait appeler pour intervenir, sont TOUS du mêle avis que c’est bien de la violence conjugale, que c’est une relation toxique, qu’il faut y mettre fin, mais lui abuse de ses droits alèse et joue, bien sur, son innocent tout en lançant son venin sournoisement loin des regard … Lui a besoin de ce retrouvé à cause de moi, et moi je n’ai pas de quoi me plaindre … Baffes et poignet tordu jusqu’à me forcé à être a terre, bloqué ou si je bougeais j’aurais eue le poignet casser “SOUMET TOI ! SOUMET TOI JE TE DIS !!!! Oh mais je rigolo le, ma chérie”. Ou est le droit des victimes quand les attaque sont silencieux et sans marque? ….
  • Rédaction en ligne
    a publié cette page dans Actualités 2020-11-21 19:06:01 +0100

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