Photo Solidaire, Salim Hellalet

Un projet d'accord est tombé entre patron et syndicat cette nuit sur une série de dossiers. Un projet dans un carcan imposé par le gouvernement.

Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB, réagit : « Jusqu’au bout, dans les négociations salariales et interprofessionnelles, le gouvernement aura mis le patronat dans un fauteuil. D’abord, en interdisant des augmentations de salaire supérieures à 0,4 % pour plus de 98 % des travailleuses et travailleurs. Cette interdiction contre laquelle la classe travailleuse de tout le pays se mobilise depuis des mois.

Ensuite, en maintenant l'augmentation de l'âge de la prépension pour les métiers pénibles à 60 ans. Une mesure qui fera encore augmenter le nombre de malades de longue durée.

En permettant, en plus, une augmentation du temps de travail : 120 heures supplémentaires non récupérées et défiscalisées. Le temps de travail repassant ainsi au-dessus de 40h/semaine.

Et enfin, en assurant que l’augmentation du salaire minimum sera payée en partie par les impôts des travailleuses et travailleurs eux-mêmes, et pas par le patronat. Une augmentation qui toucherait uniquement les 60 000 travailleuses et travailleurs au salaire minimum, mais qui ne concernerait même pas, par exemple, les bas salaires des travailleuses des titres-services ou des personnes employées dans des entreprises de travail adapté. »

Raoul Hedebouw conclut : « Il y a ces mesures d’un côté, et de l’autre, il y a ces grandes entreprises du Bel20 qui distribuent 6 milliards de dividendes aux actionnaires cette année, ou les salaires de certains PDG qui explosent. Le gouvernement fait le choix d’être du côté du grand patronat, nous continuons à nous battre avec la classe travailleuse. »

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