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Le député PTB Raoul Hedebouw estime que la proposition du ministre des Finances, Vincent Van Peteghem, de réduire à terme le prix des carburants d'un euro est totalement inadéquate. « Sur quelle planète vit le ministre ? En moyenne, le prix d’un plein a augmenté de 20 euros en un an. Proposer une réduction d'à peine un euro, c'est se moquer des gens qui paient le prix fort à la pompe. » Le PTB veut réduire les accises afin de ramener les prix des carburants à leur niveau de 2020.

 

« Pour financer cette réduction des accises, le gouvernement peut utiliser le surplus de recettes TVA, mais aussi faire contribuer les multinationales pétrolières via un prélèvement spécial sur leurs bénéfices. Elles ont les moyens », a réagi le porte-parole du parti de gauche.

À la fin du mois d’octobre, en réponse à une question du PTB, le ministre Vincent Van Peteghem (CD&V) a promis qu'il réduirait les accises sur l'essence et le diesel. Hier, il a annoncé qu'il travaillait sur un système de « cliquet inversé », qui permet de réduire automatiquement les accises en cas de forte augmentation des prix. Selon le ministre, ce système permettrait de réduire les accises de quelques centimes d'euro par litre, et donc de réduire d'un euro le coût d'un plein. Raoul Hedebouw réagit : « Outre l'électricité et le gaz naturel, le carburant devient lui aussi inabordable pour les travailleurs et travailleuses. Ce que je ne comprends pas du tout, c'est que le ministre Van Peteghem lui-même souligne que de nombreuses personnes ne peuvent tout simplement pas se passer de leur voiture, car elles en ont besoin. La réalité, c’est que les gens vont travailler aujourd'hui pour pouvoir payer l'essence qui leur permettra de se rendre au travail. Ce que le ministre propose est totalement inadéquat et insuffisant. »

Le parti de gauche veut, lui, réduire les accises afin de faire baisser les prix des carburants. « Concrètement, nous proposons de diviser par deux les accises actuelles pour maintenir le prix du litre d'essence 95 et de diesel en dessous de 1,40 €/litre (TVA comprise), poursuit Raoul Hedebouw. Les caisses de l’État ont reçu 500 millions d'euros supplémentaires en recettes de TVA grâce aux prix élevés des carburants. Il faut maintenant utiliser ces recettes pour réduire les accises. Par ailleurs, nous voulons que les multinationales pétrolières apportent leur contribution, par le biais d'un prélèvement spécial sur leurs surprofits. Les bénéfices de ces multinationales ont en effet explosé au cours des deux premiers trimestres de 2021. »