Plus de demi-mesures : le PTB réclame des sanctions réelles et un embargo militaire
Le Premier ministre Bart De Wever et ses vice-Premiers ministres se réuniront mercredi en « kern » – le conseil des ministres restreint – pour discuter de la situation à Gaza. « Ce rendez-vous doit déboucher sur des mesures concrètes contre Israël : un embargo militaire total, de véritables sanctions économiques et la reconnaissance officielle de l’État de Palestine, plaide Nabil Boukili, député PTB à la Chambre. Cette exigence est d’autant plus urgente que l’ONU a officiellement déclaré vendredi dernier une famine à Gaza. Il est impensable que la Belgique continue à se réfugier derrière des demi-mesures. »
« Malheureusement le premier ministre a donné un signal fort avec ses déclarations hier, note le député de gauche. Il n'a pas bougé d'un seul millimètre par rapport à sa position. »
Il poursuit : « Vooruit, le cd&v et Les Engagés doivent arrêter de faire des grandes déclarations dans la presse, pour après se cacher derrière De Wever. Après 22 mois de genocide il n'y a plus de temps à perdre. »
Si le MR et la N-VA persistent à protéger Israël, le PTB renouvelle avec insistance son appel aux Engagés, Vooruit et le cd&v pour former une majorité alternative au Parlement fédéral. Pour Nabil Boukili, l’urgence est claire : « Il faut mettre en place de réelles sanctions contre Israël, un embargo militaire complet et immédiat, ainsi que la reconnaissance de l’État de Palestine. »
Par ailleurs, le 2 septembre prochain, la Commission des affaires étrangères organise des auditions avec des acteurs de la société civile sur la situation à Gaza. « Si cette initiative est utile pour entendre la voix du terrain, elle reste insuffisante face à l’urgence de la situation », commente le député PTB. Le PTB demande que cette commission ne se limite pas à écouter, mais qu’elle passe aux actes en mettant immédiatement au vote des textes exigeant des sanctions contre Israël et la reconnaissance officielle de l’État de Palestine. Ces propositions, déjà déposées par le PTB et d’autres partis, sont disponibles et prêtes à être adoptées sans délai. »
Le PTB réaffirme donc avec force que le temps des paroles et des coups de communication est révolu : il est urgent de passer aux actes.