Plus de 3 étudiants jobistes sur 4 travaillent pour payer leurs études : le gouvernement PS-MR-Ecolo en porte la pleine responsabilité

Plus de 3 étudiants jobistes sur 4 travaillent pour payer leurs études selon la dernière enquête réalisée par la Fédération des Étudiants Francophones.

 

Vendredi 19 janvier 2024

Portrait de Alice Bernard.

PTB

« Le gouvernement PS-MR-Ecolo porte la responsabilité de cette situation désastreuse pour les étudiants. Les mesures prises sont totalement insuffisantes : pas de baisse du minerval, aucune régulation du marché des kots, aucune mesure d’aide au niveau alimentaire, une revalorisation des bourses d’études qui tarde à venir et qui s’annonce très en dessous des besoins réels et un refinancement de l’enseignement supérieur 4 fois inférieur à ce qui est nécessaire » dénonce Alice Bernard, cheffe de groupe PTB au parlement de la Communauté française.

Aujourd’hui, de plus en plus d'étudiants qui travaillent ratent des cours, continuent à travailler pendant leurs examens, etc. Les témoignages qui alertent sur le décrochage lié au fait que les étudiants sont contraints de travailler sont nombreux. Encore ce matin dans la presse, un conseiller Infor Jeunes affirmait « Ils disparaissent parce qu’ils n’arrivent plus à s’en sortir » tandis qu’un directeur de haute école disait « La plupart d’entre eux ont un job d’étudiant. Et certains se font parfois dépasser par cet aspect de leur quotidien ». Selon la Fédération des Étudiants Francophones, un étudiant qui travaille a 43% de chance en plus de rater son année et 80% des étudiants qui travaillent estiment que cela a un impact négatif sur leurs études. 

« Cette situation est d’autant plus scandaleuse qu’elle n’est pas nouvelle et que des solutions existent. Le PTB a porté des propositions, encore récemment, pour diminuer les frais d’inscriptions, établir une grille des loyers contraignante pour les kots et supprimer la TVA sur les produits alimentaires de base. Mais les députés de la majorité ont voté contre ces propositions, sans proposer aucune alternative pour les étudiants » explique la députée de gauche.

« Notre enseignement supérieur ne peut pas continuer dans cette voie. C’est une des raisons pour lesquelles il est grand temps de parler du refinancement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de toutes les compétences communautaires dans ce pays. 1% de la population possède aujourd'hui, en Belgique, plus de 600 milliards d'euros de patrimoine. Il faut aller chercher l’argent dans les poches des ultra riches pour répondre aux besoins essentiels de la classe travailleuse. Le PTB soutient, comme une très large majorité de la population, une taxe des millionnaires qui devrait par exemple permettre d’augmenter le budget national de l’enseignement d’un milliard d’euros. »