Le PTB plus proche de toi et toi plus proche du PTB. Renforce la vague sociale.!

Télécharge notre app

L’INAMI confirme l'étude du PTB : c’est la soif de profit du Big Pharma qui fait exploser le budget, pas les patients

Le dernier rapport MORSE de l’INAMI confirme une étude antérieure du PTB : ce sont les prix élevés d'un petit groupe de médicaments qui font augmenter le budget, pas les patients. « Pour maîtriser les dépenses, nous devons nous attaquer aux prix excessifs des médicaments et à la soif de profit du Big Pharma, au lieu d'augmenter les prix pour les patients comme le fait le gouvernement De Wever-Bouchez, déclare Sofie Merckx, cheffe du groupe PTB à la Chambre et médecin généraliste. Faire porter le chapeau aux patients n’est pas juste. »

Jeudi 15 janvier 2026

La Belgique dépense chaque année davantage en médicaments. Le ministre Vandenbroucke pointe du doigt une prétendue surconsommation de médicaments par les patients. C’est pourquoi il a décidé d'augmenter les prix pour les patients à partir du 1er janvier 2026. L’INAMI arrive toutefois à une conclusion différente. En effet, ce n’est pas la surconsommation des patients, mais un petit groupe de médicaments très coûteux qui fait exploser le budget.

La tendance à l'augmentation des prix est clairement observée pour les médicaments anticholestérol. En octobre, une étude du PTB a montré que l'augmentation des dépenses liées aux anticholestérol était due à certains médicaments coûteux. Il s'agit notamment du nouveau médicament Leqvio, qui coûte jusqu'à 43 fois plus cher qu'une statine courante. Le dernier rapport MORSE confirme cette conclusion : « l’augmentation récente des dépenses s'explique moins par un plus grand nombre de patients que par des thérapies plus intensives et l'introduction de nouveaux médicaments plus coûteux. »

« Le ministre Vandenbroucke pointe les patients du doigt, dénonce Sofie Merckx. Pour lutter contre leur prétendue surconsommation de médicaments, il en augmente le prix. Mais en agissant de la sorte, il protège les vrais responsables. Ce ne sont pas les patients, mais les entreprises pharmaceutiques qui font exploser le budget. Elles exigent des prix toujours plus élevés pour leurs médicaments et concluent des accords lucratifs avec le ministre Vandenbroucke dans le cadre de négociations secrètes sur les prix. »

Pour maîtriser les dépenses en matière de médicaments, le PTB préconise une approche différente. « Au lieu de contrats secrets et de tractations en coulisses avec le Big Pharma, nous avons besoin de courage politique », soutient la cheffe de groupe. Le gouvernement doit introduire un modèle de prix juste, comme le préconise Solidaris. En nous basant sur des critères objectifs, nous pouvons faire baisser les prix. Si nécessaire, la Belgique doit également pouvoir faire usage de licences obligatoires pour garantir l'accessibilité des médicaments. »