L’augmentation du prix de médicaments vitaux met en danger la santé publique
Le ministre Vandenbroucke (Vooruit) a augmenté le prix de tous les médicaments à 2 euros, également pour des médicaments vitaux. Conséquence : les médicaments auparavant gratuits pour les patients atteints de tuberculose ou de VIH deviennent eux aussi plus chers. Aujourd’hui, 300 signataires, dont 150 soignants, tirent la sonnette d’alarme dans une carte Balnche publiée dans Le Soir. Ils avertissent que les obstacles financiers représentent un risque pour la santé publique. Sofie Merckx, médecin généraliste et cheffe de groupe PTB à la Chambre, dénonce depuis longtemps les conséquences néfastes de cette politique d'austérité. « La situation des patients atteints de tuberculose ou de VIH montre à quel point les économies du ministre Vandenbroucke sont injustes et irréfléchies. »
Depuis le 1er janvier, le prix de plusieurs médicaments a augmenté. Des traitements vitaux qui étaient auparavant gratuits coûtent désormais 2 euros par boîte. Le ministre Vandenbroucke espère ainsi réduire les dépenses en médicaments. Mais plusieurs professionnels de la santé, dont les cardiologues, mettent en garde contre les conséquences pour leurs patients.
Aujourd’hui, de nombreux experts tirent également la sonnette d'alarme dans une lettre ouverte publiée dans Le Soir. À juste titre, selon le PTB. « Le nombre d’infections par tuberculose et VIH sont déjà en hausse aujourd’hui en Belgique, réagit Sofie Merckx. Certains de ces patients sont particulièrement vulnérables, notamment ceux atteints de tuberculose. Chaque obstacle financier est un obstacle de trop. Si des patients vulnérables interrompent leur traitement, on risque une propagation accrue de cette maladie contagieuse. Ces économies mettent donc en danger l’ensemble de la société. »
En outre, cette hausse des prix va à l’encontre des directives de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui plaide pour la gratuité totale des traitements contre la tuberculose. Sofie Merckx : « D’abord, il a ignoré les avertissements des cardiologues concernant une possible augmentation des AVC. Aujourd’hui, il balaie également les recommandations de l’OMS. J'appelle le ministre Vandenbroucke à écouter écouter les médecins avant qu’il ne soit trop tard. »
« La situation des patients atteints de tuberculose ou de VIH montre que les mesures d'économie prises par le ministre Vandenbroucke en matière d'accès aux médicaments sont injustes et irréfléchies, conclut la cheffe de groupe PTB. Nous demandons au ministre d’écouter les médecins et les expert, de prendre ces préoccupations légitimes au sérieux et d’annuler cette hausse des prix. Les médicaments vitaux doivent rester gratuits. »