L'Arizona laisse à nouveau les travailleuses et travailleurs d'Alstom Bruges sur le carreau
Les partis de l’Arizona refusent la demande du PTB d’organiser des auditions sur l’avenir de l’usine Alstom Bruges avec la direction et les syndicats. « Après l’annonce de 150 licenciements, l’avenir du site est incertain et rien ne garantit que la production sera maintenue. Que le gouvernement ferme les yeux après que la SNCB ait attribué le ‘contrat du siècle’ à CAF est incompréhensible », dénonce la députée fédérale Natalie Eggermont.
Le conseil d’administration de la SNCB, où siègent la plupart des partis traditionnels, a récemment décidé de laisser tomber Alstom dans l’attribution du « contrat du siècle » (plus de 3 milliards d’euros) pour la construction de nouveaux trains. « À la place, ils ont choisi CAF, une entreprise espagnole complice de l’apartheid en Palestine par sa participation à la construction du tramway reliant Jérusalem aux colonies », rappelle la députée.
Juste avant les fêtes, la direction d’Alstom a annoncé le licenciement de près d’un quart du personnel de l’usine. « Derrière cette perte d’emplois, il y a des travailleurs, des familles et un savoir-faire essentiel pour la transition écologique, poursuit Natalie Eggermont. Ignorer ces enjeux, c’est prendre le risque de faire disparaître un acteur stratégique de notre industrie ferroviaire. »
Le PTB estime que ces auditions sont indispensables pour évaluer les conséquences économiques et industrielles de la décision du conseil d’administration de la SNCB, soutenu par le ministre de la Mobilité Jean-Luc Crucke (Les Engagés), et garantir l’avenir du site. « Le gouvernement choisit de fermer les yeux et de refuser le débat. Nous continuerons à défendre l’avenir industriel et l’emploi à Bruges », conclut la députée de Flandre-Occidentale.