Fêtes de Wallonie : MR et Engagés confirment qu’ils videront les poches des wallons
Lors des cérémonies des fêtes de Wallonie, le ministre-président Adrien Dolimont (MR) confirme son intention d’appliquer une austérité forte aux finances wallonnes. En langage clair : les travailleurs et travailleuses de Wallonie n’ont pas fini de payer.
« Après avoir promis qu’il n’y aurait pas de nouvelles taxes, le gouvernement MR-Engagés présente maintenant la facture aux travailleurs et aux familles, explique Germain Mugemangango, chef de groupe PTB au Parlement wallon. Après les taxes communales et le précompte immobilier en hausse, et avec l’annonce d’une nouvelle vignette routière et d’une contribution obligatoire pour l’assurance autonomie, les ‘taxes Bouchez’ n’ont pas fini de vider les portefeuilles des citoyens, si on le laisse faire. »
Selon le député de gauche, ces taxes ne tombent pas du ciel : « Ce gouvernement avait promis qu’il n’y aurait pas de taxes, pourtant elles sont la conséquence directe du choix du gouvernement wallon MR-Engagés de faire des économies sur le dos de la population. Et ce n’est pas terminé puisque ce gouvernement se propose d’encore économiser 900 millions d’euros. Soit trois fois plus que l’effort consenti par les citoyens depuis le début de la législature. Pour atteindre un tel objectif, le gouvernement va couper dans la fonction publique qui rend service aux citoyens, étrangler les communes, s’attaquer aux budgets sociaux et définancer les structures associatives. »
« Ce gouvernement ne fait pas seulement des économies, il fait des choix, poursuit Germain Mugemangango. Il s’attaque à notre portefeuille, mais ne fait rien pour économiser dans les subsides aux multinationales qui pourtant, comme Clarebout Potatoes, reçoivent des dizaines de millions d’euros mais n’hésitent pas à licencier des centaines de travailleurs. Il ne veut pas toucher aux privilèges des ministres qui touchent 11 000 euros par mois, ou des députés qui touchent 7 000 euros par mois, alors qu’ils demandent aux travailleurs et aux travailleuses de notre région de se serrer la ceinture. Ils décident aussi d’augmenter les top managers, qui vont toucher quelques 190 000 euros par an et profiter d’un bonus salarial de 20 %. Ils économisent dans ce qu’ils veulent bien. »
Le député PTB évoque aussi l’incendie qui a ravagé les Hautes Fagnes : « Il y a une certaine hypocrisie de la part de ce gouvernement et du ministre-président Dolimont à applaudir des deux mains les pompiers et les agents de la fonction publique qui se sont battus très courageusement pour arrêter cet incendie, sans reconnaître qu’il était faux de réduire les moyens des zones de secour et des agents du Département Nature et Forêt, et sans garantir le refinancement de ces services à l’avenir. »
« Cette austérité détruit aussi de l’activité économique et menace directement l’emploi, affirme Germain Mugemangango. « Nous ne sommes pas les seuls à le dire. Dernièrement, sept patrons hennuyers de la construction ont alerté sur le ralentissement des commandes publiques. La construction wallonne a déjà perdu 3 941 emplois sur les trois dernières années. Les carnets de commandes auraient reculé de 13,2 % dans le bâtiment et de 16,4 % dans les routes et infrastructures au premier semestre 2026. À Charleroi, le budget d’investissement a été divisé par cinq dans le cadre du plan Oxygène. L’austérité ne fait pas partie de la solution, mais bien du problème. C’est vrai en Wallonie et c’est aussi vrai dans les autres régions du pays. »