Austérité : Le PTB dénonce la schizophrénie politique du PS et d’Ecolo

Une majorité du Parlement européen vient de voter en faveur de nouvelles règles budgétaires européennes. En plus du PTB, les partis verts et socialistes belges ont voté contre. C'est remarquable, parce que le gouvernement belge soutient ces règles. « Une schizophrénie politique intenable » dénonce Marc Botenga, député européen du PTB. « PS et Ecolo doivent assumer et bloquer le retour de l'austérité au niveau du gouvernement. »

Jeudi 18 janvier 2024

Marc Botenga au Parlement européen.

En décembre, les ministres des finances européens ont approuvé la réactivation des règles budgétaires européennes. Le gouvernement belge, via le ministre Van Peteghem, a soutenu cette décision. Le retour des règles budgétaires fait même partie des priorités de la présidence belge de l'Union européenne.

Pourtant, au Parlement européen, quatre des sept partis de la Vivaldi viennent de s'y opposer. « Que font les ministres socialistes et verts au gouvernement ? » se demande Marc Botenga. « Sont-ils contre l’austérité à Strasbourg, mais pour à Bruxelles ? Quelle schizophrénie. »

Pour Marc Botenga, ces partis doivent maintenant assumer leur vote et bloquer les négociations via le gouvernement : « Si la présidence belge sabotait ce dossier, cela permettrait d’enterrer l’initiative. »

Selon le PTB, la réactivation des règles budgétaires provoquerait un désastre social. La Confédération européenne des Syndicats a calculé que la proposition sur la table du Conseil exigerait de la Belgique entre 4,5 et 7,5 milliards d’euros de coupes budgétaires par an.

De telles coupes auraient notamment des implications majeures sur les investissements sociaux, les services publics et l'indexation salariale. « Ces trois domaines politiques sont concrètement en ligne de mire des "recommandations" faites à la Belgique par les institutions européennes. Accepter ce nouveau cadre signifie cautionner des attaques contre les acquis sociaux des travailleurs. Inacceptable. » conclut Marc Botenga.