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Ce mardi 4 mai, une proposition de décret du PTB demandant la réduction du minerval à 175 euros sera discutée à la commission de l’Enseignement supérieur du Parlement de la Communauté française. 

« La crise a fait exploser la précarité étudiante. Les étudiants et la Fédération des étudiant.e.s francophones (FEF) se mobilisent depuis des semaines pour demander à la ministre Valérie Glatigny (MR) de poser des actes concrets. Notre proposition de décret est une réponse concrète applicable dès l’année académique prochaine », explique Alice Bernard, cheffe de groupe PTB. « La dernière enquête de la FEF montre d’ailleurs que 80 % des étudiants estiment que la réduction du minerval est une mesure prioritaire. »

Avec la crise, la précarité étudiante a explosé. « Des milliers d’étudiants se sont retrouvés incapables de payer leurs factures ou même de pouvoir manger à leur faim. Des aides ont été débloquées mais elles sont insuffisantes. Six millions d’euros en plus pour les budgets sociaux, cela représente en fait 90 euros pour toute l’année par étudiant en difficulté. La situation est telle que des milliers d'étudiants font aujourd'hui appel aux banques alimentaires », rappelle la députée du parti de gauche.

La proposition de décret vise à ramener le minerval pour l'ensemble des étudiants à son taux minimal actuel de 175 euros. « Cette mesure représenterait un investissement de l’ordre de 75 millions d'euros à charge de la Communauté française, à savoir 0,63 % de son budget total. D’autres pays européens sont même déjà allés plus loin : l’Autriche et l’Allemagne, par exemple, ont supprimé le minerval », conclut Alice Bernard.

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