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L'Agence pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) rassure la population concernant la contamination aux PFOS, qui fait l’actualité depuis qu’on a découvert des niveaux de contaminations inquiétants à Zwijndrecht (Anvers), autour du site de l’usine de la multinationale 3M. Aux yeux du PTB, l’AFSCA se base cependant sur des normes obsolètes et beaucoup trop laxistes. Le parti de gauche réclame une transparence totale.

« Nous exigeons que le ministre de la Sécurité alimentaire publie les données de mesure de l'AFSCA. Nous pourrons ainsi les comparer aux normes les plus récentes, qui sont 238 fois plus strictes que celles de l’AFSCA, réagit Greet Daems députée PTB. En outre, il faut obliger l'AFSCA à appliquer ces normes plus récentes. »

Pour formuler son avis qui se veut « rassurant », l’AFSCA se base sur des normes datant de 2008. Cependant, depuis l'année dernière, l'Autorité de sécurité alimentaire européenne prescrit des seuils d’alerte beaucoup plus stricts, fondés sur les dernières avancées scientifiques.

Il est incompréhensible que le ministre de l'Agriculture David Clarinval et le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke tentent maintenant de se dédouaner en prétextant qu’il n’existe pas de normes européennes obligatoires. « Dans le passé, il est déjà arrivé que l'AFSCA formule ses propres avis, alors pourquoi pas maintenant ? », s'interroge Greet Daems.

Le PTB demande donc que l'AFSCA applique dès à présent les nouvelles normes. Greet Daems a interpelé à ce propos le ministre Clarinval en plénière au parlement ce 8 juillet et l’interpellera encore la semaine prochaine en commission.

Par ailleurs, la norme utilisée dans l'avis de l'AFSCA de 2017 soulève également des questions. En effet, l'agence environnementale américaine EPA avait publié en 2016 déjà des normes plus strictes en matière de PFOS. Celles-ci sont actuellement utilisées en Flandre dans le cadre de la politique en matière de sols. « Pourquoi l'AFSCA ne s'est-elle pas déjà basée sur les connaissances scientifiques les plus récentes en 2017 ?, demande Greet Daems. Nous voulons que toute la lumière soit faite à ce sujet. »

Il est en outre question que les agriculteurs doivent supporter le coût des analyses supplémentaires. Pour le PTB, il n'en est pas question. « Les agriculteurs concernés ne doivent pas être les victimes de cette situation. Nous demandons qu'un fonds de compensation soit mis en place pour indemniser toutes les pertes », a déclaré la députée PTB.

Dans un rayon de cinq kilomètres autour de l'usine 3M de Zwijndrecht, on compte 264 entreprises horticoles et agricoles. « Il faut préserver la santé publique et indemniser pleinement les agriculteurs concernés », conclut Greet Daems.

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