Peter Mertens (PTB) : « Ce n’est pas un accord sur l’énergie, ça revient à dire aux gens : débrouillez-vous cet hiver »

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Le gouvernement prévoit de laisser tomber les gens face aux factures d’énergie impayables. C’est la conclusion que tire le PTB après un nouvel « accord énergie » particulièrement décevant. « Ça ne mérite même par le nom d’“accord sur l’énergie”, réagit le député PTB Peter Mertens. Ça revient à dire aux gens : “Débrouillez-vous, ne comptez pas sur nous”. » Et de dénoncer le fait que le gouvernement confirme aujourd’hui ne pas vouloir toucher aux surprofits d’Engie-Electrabel.

Le gouverment Vivaldi a décidé de donner une réduction de 392 euros sur le gaz et l’électricité en novembre et décembre. « Est-ce qu’ils ont compris que la facture annuelle moyenne a augmenté jusqu’à 9 200 euros ? Ce que le gouvernement sort aujourd’hui de son chapeau revient à une réduction one shot d’à peine 4 % pour passer l’hiver. Quand vont-ils comprendre, à la rue de la Loi, que les prix doivent drastiquement baisser ? Et que chipoter à la marge ne suffit pas à préserver les gens du risque de pauvreté ? » s’interroge Peter Mertens.

La deuxième nouvelle du jour est que le gouvernement confirme noir sur blanc qu’il n’ira pas chercher le moindre centime supplémentaire chez Engie-Electrabel. « Les actionnaires de la multinationale de l’énergie peuvent dormir sur leurs deux oreilles : si ça ne tient qu’à la Vivaldi, leurs milliards de surprofits sont en sécurité. C’est la promesse qu’a faite le gouvernement cet été à Engie, sur laquelle il refuse de revenir. C’est irresponsable », critique Peter Mertens.

Le gouvernement ne peut plus se cacher derrière l’Europe, ajoute le député PTB : « En ce qui concerne la taxation des surprofits, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a cette semaine définitivement mis la balle dans le camp des États membres. C’est là que les mesures nécessaires doivent être prises pour taxer les surprofits du secteur de l’énergie. C’est d’ailleurs la voie que la Grèce a récemment prise, entre autres. Pourquoi ça ne pourrait pas être fait dans notre pays ? »

« On ne se lâche pas l’affaire, conclut Peter Mertens. Il est temps de casser les prix de l’énergie et de faire payer Engie-Electrabel. On continue le combat. Mardi prochain, je mettrai ma nouvelle proposition de loi pour une taxe sur les surprofits à l’agenda de la Commission Énergie du parlement. L’urgence sociale n’a jamais été aussi grande. »