Peter Mertens, président du PTB. (Photo Solidaire)

RedFox, le mouvement de jeunes du PTB, lance aujourd’hui sa campagne « Ring the alarm ». Il demande une plus grande attention pour les jeunes pendant la crise du coronavirus. « Nous sonnons l’alarme. Nous demandons au gouvernement de réfléchir à la manière dont il peut offrir de nouvelles perspectives. Pour les loisirs, pour le sport, pour la vie sociale. Et pour le bien-être mental », déclare Peter Mertens, président du PTB.

« Nous sonnons l’alarme. Les jeunes n’ont pas un lobby aussi puissant que les grandes entreprises avec la FEB. Pour les jeunes, les contacts sociaux sont tout aussi importants qu’une alimentation saine ou une activité physique. Nous demandons au gouvernement de placer les jeunes en tête de l’ordre du jour du Comité de concertation et de réfléchir à la manière dont il peut offrir de nouvelles perspectives. Pour les loisirs, pour le sport, pour la vie sociale. Et pour le bien-être mental », déclare Peter Mertens, président du PTB.

« Je ne peux pas continuer comme ça », « Je n’ai pas vu mes amis depuis des mois », « Je me lève tous les jours avec la peur au ventre ».  Nous recevons de plus en plus de témoignages de jeunes de ce genre. La plupart des jeunes sont restés à l’intérieur, seuls, devant leur écran pendant des mois. Sans hobbies. Sans contact avec les amis. Sans perspective. Il y a une réelle urgence », explique Peter Mertens.

Le président du PTB demande au Comité de concertation de considérer les jeunes comme un des groupes prioritaires dans les mesures qui seront prises. « Je comprends que ce n’est pas facile, maintenant que les chiffres augmentent à nouveau. Mais nous devons au moins réfléchir à la perspective que nous leur offrons. Les écoliers ont du mal, les étudiants du supérieur ont du mal, mais les jeunes qui travaillent aussi. Ils attendent le week-end pendant une semaine entière, mais il ne se passe rien une fois que le week-end arrive. Travailler, manger, dormir. Voilà en quoi consiste la vie d’un jeune en cette période. Avec le sentiment d'être constamment pointé du doigt. Aujourd’hui, le problème est que les jeunes sont les premiers à recevoir des amendes et à être pointés du doigt comme responsables, mais ils sont les derniers quand il s’agit de prendre des mesures de soutien. Il faut inverser cela », selon Peter Mertens. 

Le PTB appelle le Comité de concertation à prendre des mesures en urgence au niveau du soutien psychologique

« De plus en plus de jeunes ont du mal. Il faut renforcer les initiatives de soutien psychologique aux jeunes et les rendre accessibles. De nombreuses organisations de terrain font un travail formidable, mais elles manquent de moyens et leur travail repose en grande partie sur du bénévolat. Des jeunes et des parents témoignent qu’ils doivent parfois attendre des mois sur des listes d’attentes. Il faut que les autorités publiques dégagent enfin les moyens nécessaires » explique Peter Mertens.

Le PTB rappelle que, déjà avant la crise du coronavirus, de nombreux jeunes souffraient de problèmes de santé mentale. On estime qu’un jeune sur cinq est confronté à des troubles psychiques modérés ou graves. La crise actuelle est en train de faire exploser ces chiffres.

« Les jeunes sont totalement oubliés dans cette crise, ils n’ont pas de puissant lobby capable de peser sur les autorités. Il faut que le monde politique soit enfin à l’écoute de leurs besoins », conclut Peter Mertens.

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