Action de membres du PTB pour soutenir les pensionnaires d'une maisons de repos (Photo Timothée Genot)

C’est la question que tout le monde se pose. Nos maisons de repos sont depuis quelques semaines de véritables mouroirs. L’épidémie y a établi ses quartiers. Et la grande faucheuse s’active : 2387 décès, en à peine un mois, considérés comme provoqués par coronavirus y ont été répertoriés. Les travailleurs, armés de leur courage, sont impuissants. Que se passe-t-il ?

Jeudi 30 janvier. Face au coronavirus qui s’étend en Chine, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) déclare l’urgence de santé publique internationale. Mardi 25 février. Maggie De Block, la ministre de la Santé (Open Vld) pose son premier diagnostic sur le virus : « Quand on compare avec une grippe hivernale et le nombre de patients âgés qui sont généralement hospitalisés, la situation est identique. » Dans les maisons de repos, où les résidents sont les plus vulnérables, l’inquiétude monte. Mais les gouvernements régionaux, responsables de la gestion des maisons de repos, ne semblent pas s’en inquiéter. Le 2 mars, alors que les cas confirmés se multipliaient en Belgique, la Fédération professionnelle des maisons de repos (Femarbel), annonce n’avoir reçu « aucune recommandation spécifique venant des ministres de tutelle »1

Jeudi 12 mars. La Belgique connaît son premier décès officiel du coronavirus. Ce même jour, les premiers cas suspects sont détectés dans les maisons de repos. Les travailleurs y sont catastrophés. Dans un article publié le lendemain, une responsable syndicale nationale du secteur crie au secours : « Nous avons notamment tiré la sonnette d’alarme au niveau du personnel logistique. Il doit absolument être en suffisance pour appliquer correctement les procédures d’hygiène renforcées. […] Nous avons également dénoncé le manque de matériel mis à disposition dans les chambres. Un exemple ? Du simple savon ! On ne parle même pas de gel hydroalcoolique... Le personnel n’a pas assez de produits de base, ni de gants d’ailleurs. ».2

« Une seule paire de lunettes de protection pour toute la maison de repos »

Il faut attendre le 13 mars pour que des premières mesures soient prises avec notamment l’interdiction des visites dans les maisons de repos.3 Entre-temps, le nombre de cas détectés augmente. Et l’absence de matériel reste criant. Lundi 30 mars, un message m’explose à la figure : « Bonjour Damien. Je te contacte pour dénoncer le cris de détresse des maisons de repos ! Dans ma maison de repos, nous sommes plusieurs à présenter des symptômes (toux sèche persistante, maux de gorges , fièvre modérée mais contenue avec Dafalgan, etc.) mais personne n’est dépisté ! Nous manquons de tout au niveau matériel, y compris de masques. Quand nous rentrons dans une chambre d’un résident qui présente des symptômes, nous devons mettre des lunettes de protection mais nous avons une seule paire de lunettes pour toute la maison ! »

Puis c’est l’hécatombe qui commence et les décès se multiplient. Le vendredi 6 avril, un ami m’envoie ceci : «  La grand mère de ma femme est décédée hier des suites du Coronavirus. Le personnel de la maison de repos n’est pas testé, il n’y a pas assez de masques. Elle fait partie des seniors sacrifiés au nom l’incompétence de nos politiciens. Je suis écœuré et en colère. »

Une catastrophe hors du commun

Nous sommes aujourd’hui mi-avril. La Belgique est au coeur de la tempête. La situation est catastrophique. Le compteur de personnes décédées du coronavirus affiche 4 857.4 49 % des décès ont lieu en maison de repos. Pour la seule journée du 16 avril, on a comptabilisé 289 morts en maison de repos des suites du coronavirus et le nombre continue d’augmenter.5

Le gouvernement fédéral appelle à ne pas comparer les chiffres avec ceux des autres pays. En fait, certains pays ne comptabilisent que les personnes décédées dans les hôpitaux et en excluent ceux décédés dans les maisons de repos et certains pays testent les personnes décédées tandis que d’autres ne le font pas. Ces différences rendent effectivement les comparaisons compliquées. 

« Au pays des aveugles les borgnes sont rois. » Une comparaison reste possible, car certains pays, comme l’Islande et le Luxembourg pratiquent le même système de comptage que la Belgique (comptabilité des morts liés au coronavirus des maisons de repos et test post mortem). Au jour du 15 avril, l’Islande a testé 36 339 personnes par million d’habitants et a, jusqu’ici, 23 morts par million d’habitants. Le Luxembourg a testé 29 523 personnes par million d’habitants et a, jusqu’ici, 107 morts par million d’habitants. La Belgique, elle, dans les mêmes proportions, a testé 8 814 personnes par million et connaît une mortalité de 359 personnes par million.

Comment expliquer que le Luxembourg a 4 fois moins de morts ?

Concentrons-nous sur le Grand-Duché du Luxembourg, cet état voisin, aux frontières poreuses avec la Belgique, qui n’a pas la chance, comme l’Islande, d’avoir un océan pour le protéger du virus. Tout comme notre pays, c’est un pays riche, hautement industrialisés. Comment expliquer qu’il y a au Luxembourg presque quatre fois moins de morts que chez nous ?

Pour le comprendre, il suffit de regarder ce qui se passe le 1er avril chez nous et chez nos voisins. Ce jour là, au Luxembourg, toutes les institutions de santé reçoivent une « lettre circulaire aux médecins », envoyée par le gouvernement. L’orientation est claire : « Nous avons décidé d’adapter nos recommandations pour la recherche du SARS-CoV-2 (nom scientifique du Covid-19, NdlR) par test […] PCR et de les aligner avec les recommandations de l’OMS qui encourage les tests à large échelle. » « Par ailleurs, une stratégie de détection précoce de l’infection Covid-19 chez les professionnels du secteur de la santé permet d’un côté d’écarter rapidement le personnel infecté et d’éviter ainsi des chaînes de transmission à d’autres malades, et d’un autre côté de garder en service tout personnel de santé non-infecté dans cette période de crise sanitaire. » Et le courrier de préciser : « Nous recommandons donc un test diagnostique par biologie moléculaire à tout patient ayant des symptômes suggestifs d’une infection Covid-19; à tout personnel de soins ayant eu un contact étroit [...] avec une personne confirmée Covid-19 positive. »6 Le même jour, un travailleur d’une maison de repos de la région namuroise qui a insisté pour se faire tester m’envoie, dépité, la réponse que vient de lui envoyer la direction de son institution : « Nous essayons avec le gouvernement wallon d’obtenir le dépistage pour les collaborateurs. Mais actuellement, nous n’avons ni le matériel ni les médecins pour effectuer ce dépistage. Les recommandations du gouvernement sont les suivantes : le personnel soignant qui présent des symptômes faibles liés au coronavirus ou semblable à ceux liés au virus mais pas de fièvre est autorisé à travailler ». Le lendemain, 1er avril, à 15h, je reçois un nouveau message de sa part : « Bonjour Damien. J’ai été de mon propre chef à l’hôpital. On m’a sonné 10 minutes après mon test pour me dire que je n’y avais pas droit car je ne faisais pas partie du personnel de l’hôpital... »

Alors qu’en Belgique, le personnel des maisons de repos n’est toujours pas dépisté, le 1er avril, le Grand-Duché prend le taureau par les cornes. Résultat ? Le jour et la nuit. Ici, c’est la nuit. Hier, alors que je rédigeais cet article, un ami m’envoie un message qui me donne mal au ventre : « Mon oncle vient de mourir du coronavirus dans une maison de repos. Il avait 68 ans. Il y a quelques jours, il a été remballé de l’hôpital avec soupçon d’infection. Mais que se passe-t-il ? »

« Combien vaut une vie ? »

Que se passe-t-il ? Voilà la vraie question. Pour conjurer la catastrophe, le débat est nécessaire. Il ne faut pas attendre que l’ouragan soit passé. Il faut débattre maintenant. Trouver les failles. Et agir en conséquence.

Le débat est de toute façon lancé. Ce 11 avril, Jan Segers, l’éditorialiste de Het Laatste Niews, le plus grand quotidien du pays, a lancé un cri du coeur. Le cri est libéral. Et le coeur est de pierre. A la question de savoir comment on va pouvoir sauver les vies dans les maisons de repos, l’éditorialiste prend position : « Sur quoi économiserons nous concernant notre bien-être et nos soins de santé ? Ce sera le grand débat post-coronavirus. Parce que personne ne doit se faire d’illusions : nous devrons faire des choix difficiles, car il n’y a pas d’argent. Cela nécessite des politiciens de haut niveau. Des dirigeants qui transcendent les intérêts de leur parti. »7 Réponse de Peter Mertens, président du PTB : « L’erreur fondamentale dans tout ce genre de raisonnement est qu’il n’y aurait pas d’argent. Et que s’il y en avait, cet argent ne serait de toute façon pas activé. Il y a pourtant beaucoup d’argent dans la société. Énormément, même. Mais cet argent est concentré au sommet, comme jamais dans l’histoire. Il faut juste oser le voir. […] La vérité est qu’il n’y a pas de volonté politique d’activer cet argent. […] Nous avons besoin de politiciens de haut niveau [...] qui ont le courage d’activer ce capitale endormi au sommet au lieu d’économiser de nouveau sur les soins ou laisser mourir les personnes âgées dans les maisons de repos. Merde ! ». Ce cri là est solidaire, il vient vraiment du coeur… Et il pose le véritable débat : veut-on réellement sauver les vies des personnes âgées dans les maison de repos ?

Un secteur sous-financé

Malheureusement, notre système de soins pour personnes âgées n’est pas des plus performants. Notre pays est certes un des pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques, qui regroupe les pays les plus riches) qui possède le plus de lits pour personnes âgées dans les institutions.8 Mais cela ne signifie pas pour autant que la situation des résidents y est bonne. Au contraire. Elle est soumise à un sous-investissement chronique et à des économies régulières imposées par l’austérité des différents gouvernements. Concernant les investissements qui sont faits pour soigner les personnes âgées qui ont des problèmes sévères, la Belgique est en dessous de la moyenne de l’OCDE, loin derrière l’Allemagne, la Finlande, l’Italie, l’Islande ou le Luxembourg.9 Et concernant le personnel soignant pour les personnes âgées, il y en a beaucoup moins chez nous qu’en Estonie, aux États-Unis, en Norvège, en Suède ou au Luxembourg. Chez nos voisins, le nombre de travailleurs pour 100 personnes âgées est de 8. Chez nous, il n’est que de 4,8. Soit moins que la moyenne des pays de l’OCDE.10 « La grandeur d’une société se juge à la façon dont elle prend en compte ses aînés », a écrit il y a quelques années le célèbre anthropologue Levi Strauss. La Belgique de 2020 l’aurait inspiré négativement…

... mais qui rapporte aux multinationales

A cette situation peu envieuse décrite ci dessus se rajoute les conséquences de la soif de profit qui s’est abattue sur le secteur. Nos anciens sont devenus une poule aux œufs d’or. Dans cette société où tout est marchandisé, le capitalisme met la main sur tout ce qui rapporte. Et la fin de vie vaut de l’or. Ou en tous cas beaucoup d’argent. La vie de nos seniors, autrefois prise en main par des structures familiales ou des institutions publiques, est convoitée par les multinationales du secteur. Comme la société Orpea, cotée en bourse, qui possède 58 maisons de repos en Belgique et plusieurs centaines dans le monde.11 Ou comme Armonea, qui était le leader du marché belge, fondé avec le capital de la multinationale AB Inbev qui réalise un chiffre d’affaires de 492 millions d’euros et un bénéfice de 40 millions d’euros. Début 2019, Armonea a vendu la majorité de ses actions au groupe français Colisée. Ce groupe compte désormais 270 maisons de retraite. Sa marge bénéficiaire ? 15 %. Conséquence ? 15 % de matériel en moins, 15 % de personnel en moins, 15 % d’humanité en moins. Mais 15 % de bénéfices en plus pour les actionnaires… Ces acteurs privés sont de plus en plus nombreux. A Bruxelles, par exemple, le privé possède 63 % des lits.12 Et dans les maisons de repos publiques qui restent, les économies sont aussi au rendez-vous et il n’y a pas assez de personnel.

Sur la balance libérale, une vie pèse moins que l’argent

Mais le libéralisme n’est pas qu’une question d’argent. Sur la balance libérale des valeurs, une vie pèse moins lourd que l’argent roi. Conséquence ? Nos dirigeants préfèrent laisser les personnes âgées mourir dans les homes, sans oxygène, sans respirateurs plutôt que de les envoyer se faire soigner dans les hôpitaux. Il est vrai que les images d’Italie, où les hôpitaux sont surchargés, font mal. Le gouvernement a beau se faire plaisir en annonçant chaque jour que nos hôpitaux ne sont pas saturés. Mais l’hécatombe dans les maisons de repos est le revers de la médaille. Le mépris de la vie a commandé le choix des gouvernants. Pour le capitalisme, un vieux ne produit plus... Il a donc moins de valeur.

Comment en est-on arrivé là ? A force de subir les lois du marché et d’en accepter les règles, on apprend à penser dans le cadre. Le cadre du sous-financement, le cadre du sous équipement, le cadre des « choix difficiles », le cadre des règles qu’il faut bien respecter… Et tous ces cadres en créent un autre, plus puissant, plus malsain, plus inhumain. Dans ce cadre, malgré que nous vivions dans un des pays les plus riches du monde, les plus industrialisés, les plus pointus en recherche pharmaceutique, avec une tradition et une expertise en production de matériel médical et en production textile, les dirigeants se sentent impuissants et refusent de bousculer les règles du marché. Et donc ils nous mentent. Pour tester le personnel et les résidents, il faudrait plus de 200 000 tests. Et depuis trois semaines, ils nous font chaque jour la même promesse : « Les tests massifs vont commencer dans les maisons de repos cette semaine. » Mais la réalité rattrape toujours les promesses non tenues. D’abord, les tests n’arrivent pas. Puis enfin, ils arrivent mais au compte goutte. On en annonce 20 000, dans un premier temps. Le matériel arrive, par à coups, dans des maisons de repos où le virus a pénétré depuis longtemps déjà, et sans le personnel adéquat. Le 16 avril 2020, seulement 13 544 tests avaient été réalisés.13 Et les autres maisons de repos ? Le tests les a épargnées, mais le virus y a déjà probablement pénétré. Pas grave, le gouvernement fédéral promet que le test massif dans toutes les maisons de repos sera terminé dans trois semaines. Au rythme où le virus avance, bon nombre de ces tests seront des tests post-mortem…

Qui commande ?

Que dire aussi de cette chaîne de commandement qui transpire l’égoïsme et l’inconscience ? Il y a 148 646 lits en maisons de repos dans notre pays, presqu’autant de résidents qui vivent dans 1 603 maisons de repos où travaillent 60 000 personnes. Ces êtres humains vivent dans le même pays, font le même travail et combattent le même virus. Pourtant, notre pays connaît le record absurde du plus grand nombre de ministres qui s’occupent des maisons de repos. Il y en a 9 ! Qui fait quoi ? Wouter Beke (CD&V) en Flandre est ministre du Bien-être, Alain Maron (Ecolo) à Bruxelles intervient comme ministre de la Santé dans le cadre de la Cocof (Commission communautaire française de la Région bruxelloise) et ministre francophone de la Santé dans le cadre de la Cocom (Commission communautaire commune), Elke Van den Brandt (Groen) comme ministre néerlandophone de la Santé dans le cadre de la Cocom, Christie Morreale (PS) en Wallonie. Ils sont responsables de la gestion et du personnel des maisons de repos. Mais le testing et le matériel sont une compétence fédérale qui dépend de Philippe Baker (Open Vld), ministre en charge de l’approvisionnement du matériel destiné à lutter contre le coronavirus. Enfin, il y a la ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block (Open Vld). Comment mener la guerre avec une armée où il y a plus de généraux que de soldats ? Quand il faut attaquer, il n’y a personne pour décider. Et quand il faut décider, il n’y a personne pour assumer. Par contre, tout le monde est là pour se cacher. Et pour critiquer. Résultat ? C’est la déroute

Sauver des vies n’a pas de prix

Pour gagner cette guerre, le gouvernement doit changer son fusil d’épaule. Les capacités technologiques et économiques dans notre pays sont telles qu’il est possible aujourd’hui de mener une guerre efficace contre le coronavirus, y compris dans nos maisons de repos. De nombreuses usines sur notre territoire peuvent produire du matériel de protection en suffisance. Des milliers d’étudiants dans les filières médicales et des milliers de travailleurs compétents, qui travaillent notamment dans des associations habituées à la médecine de première ligne, peuvent aider dans les maisons de repos à tester massivement et complètement. Nos hôpitaux peuvent accueillir les personnes âgées qui nécessitent des soins. En cas de saturation, nous sommes capables d’augmenter le nombre de lits. Et nos entreprises sont capables de produire des respirateurs et du matériel pour les équiper. C’est une question de volonté, d’efficacité et de solidarité. C’est une question de valeur. Celle qui met la vie au dessus du profit. C’est aussi une question de priorité. Pour sauver des vies, chaque seconde compte. C’est dans ce sens qu’il faut agir. Et la décision prise lors du dernier conseil national de sécurité de réouvrir les maisons de repos aux visites ne va rien arranger. Au contraire. Là où le virus n’a pas encore pénétré, c’est lui ouvrir grand la porte pour y rentrer. Et pour tuer.

S’il faut ouvrir une porte aujourd’hui, c’est celle du changement. Dans nos maisons de repos et ailleurs, ce n’est plus le profit qui doit primer. C’est la solidarité et la vie.

 

 

1. https://www.medi-sphere.be/fr/actualites/coronavirus-les-maisons-de-repos-et-de-soins-n-rsquo-ont-recu-aucune-recommandation-specifique-femarbel.html

2. https://pro.guidesocial.be/articles/actualites/maisons-de-repos-le-sous-effectif-a-l-epreuve-du-coronavirus.html

3. https://www.aviq.be/fichiers-coronavirus/Circulaire-Coronavirus-MR-MRS.pdf

4. Bulletin épidémiologique hebdomadaire du 16 avril •

5. Bulletin épidémiologique hebdomadaire du 16 avril •

6. Lettre circulaire au médecin du gouvernement du grand duché du luxembourg, 30 mars 2020 •

7. Het verdriet van Belgie, HLN, 11 avril 2020 •

8. Le Luxembourg qui a trois fois moins de décès, a plus de lits pour personnes âgées qu'en Belgique •

9. Health at glance 2019, OCDE •

10. Idem •

11. https://pro.guidesocial.be/articles/actualites/maisons-de-repos-comment-lutter-contre-la-logique-marchande.html

12. Les maisons de repos, un marché en croissance mais incertain dans la Libre Belgique, 2016. •

13. Bulletin épidémiologique hebdomadaire du 16 avril.


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  • Damien Robert
    a publié cette page dans Actualités 2020-04-17 18:20:10 +0200

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