Sofie Merckx

Depuis le début de la crise sanitaire, le PTB plaide pour le maintien du revenu des travailleurs mis en quarantaine et des parents devant garder leurs enfants suite à la fermeture des classes. Hier, face à la 4ème vague et à l'explosion du nombre de personnes ayant eu des contacts à risque, la députée Sofie Merckx a défendu ce maintien du revenu en commission Affaires sociales. Malheureusement, malgré la nécessité d’adopter un tel dispositif, tant sur le plan social que sur le plan sanitaire, la Vivaldi s’y est opposée.

Depuis plus d’un an et demi, les travailleurs qui sont mis en quarantaine ou qui doivent garder leurs enfants suite à une fermeture des classes tombent sous le régime du chômage temporaire. Cela signifie pour beaucoup d'entre eux une perte d’argent s’élevant à 30 % du salaire. Soit l’équivalent, selon les familles, du prix du loyer ou des courses. Impensable, à l’heure de l’explosion du prix de l’énergie, du carburant et des denrées alimentaires.

« Le gouvernement impose un dilemme impossible aux travailleuses et aux travailleurs, en particulier à celles et ceux ayant de faibles revenus : remplir le frigo à la fin du mois ou briser la chaîne de transmission du virus. Le tout, alors qu’on sait tous que l’une des plus grandes sources de contamination se trouve sur le lieu de travail » explique Sofie Merckx.

« De plus, comme le souligne le GEMS, le groupe d'experts médicaux qui conseille le Comité de concertation, la situation actuelle engendre une discrimination entre ceux qui font du télétravail et ceux qui ne peuvent pas en faire. Certains gardent leur salaire tandis que d’autres en perdent une partie. Pourtant, bien souvent, ce sont les métiers dits essentiels qui ne peuvent pas télétravailler, et ce sont malheureusement eux qui ont les revenus les plus bas dans notre pays ».

Malgré les nombreux arguments développés par la députée PTB en commission Affaires sociales ce mercredi 8 décembre, l’ensemble des partis de la Vivaldi se sont opposés au maintien du revenu, PS et Ecolo compris.

« Tant que le gouvernement ne mettra pas les moyens nécessaires pour lutter contre le virus, nous ne parviendrons pas à retrouver une vie normale. Cela passe par le maintien du revenu durant la quarantaine ou la garde d’un enfant, mais ça passe également par d’autres mesures, comme le renforcement massif de notre politique de testing. Et qu’on ne nous dise pas que ça coûte trop cher, car ce qui est vraiment coûteux et dommageable pour la société, ce sont des fermetures de secteurs entiers, comme le monde de la nuit, ou des restrictions telles qu’imposées actuellement à l’Horeca ou la culture. Sans compter l’impact pédagogique et psychologique de la suspension des cours pour les élèves » conclut la députée PTB.