Photo Belga

Ce mercredi, en séance plénière du Parlement, le PTB a une nouvelle fois exprimé son opposition à la loi pandémie du gouvernement. Nabil Boukili, député du parti de gauche, a demandé et obtenu un nouveau renvoi du texte au Conseil d’État. En cause : des nouvelles modifications introduites par le gouvernement et qui n’ont pas encore été soumises au Conseil d’État.

Le Conseil n’a jamais pu se prononcer sur les modifications apportées par le gouvernement au projet par rapport à l’avant-projet qui lui avait été soumis une première fois. « Dès lors, nous demandons que le Conseil d’État ait l’occasion de se pencher sur les nouvelles dispositions. Par exemple, le projet actuel prévoit la possibilité de réquisitionner le personnel soignant. C’est une nouveauté qui ne se trouvait pas dans l’avant-projet », explique Nabil Boukili.

Le PTB souhaite ouvrir un vrai débat sur cette nouvelle disposition. On se souvient de la levée de boucliers de l’an dernier lorsque la précédente ministre de la Santé, Maggie de Block, avait envisagé la réquisition du personnel soignant. Tout en rappelant son opposition de principe à la totalité de la loi pandémie, le parti de gauche a déposé des amendements sur ce point pour provoquer la discussion.

« Un premier amendement demande la suppression pure et simple des réquisitions. Nous ne voulons pas de cette disposition. Nous avons également déposé deux autres amendements qui visent à ramener l’obligation de concertation sociale dans le cadre du choix des mesures. Il est impensable qu’une loi permettre au gouvernement de modifier les conditions de travail sans se concerter avec les représentants des travailleurs », conclut Nabil Boukili.

Suite à la séance plénière de ce mercredi 30 juin, le Conseil d’État devra rendre un troisième avis sur le projet de loi. Un projet de loi qui, selon Nabil Boukili, reste globalement « antidémocratique, injuste et inefficace ».

Suivez le PTB