Nabil Boukili, député PTB. (Photo Solidaire, Stefaan Van Parys)

Le débat sur la loi pandémie battait son plein ce lundi en commission de l’Intérieur de la Chambre. Une séance « au finish », la majorité souhaitant voter le texte en urgence. Ce passage en force est inacceptable pour le PTB, pour qui le texte ne fait que légaliser la gestion actuelle de la crise. Or celle-ci est problématique au niveau démocratique, inefficace et injuste socialement. Le PTB a donc demandé une deuxième lecture du texte par la voix du député Nabil Boukili.

« Le gouvernement met le couteau sous la gorge des parlementaires pour que ce texte soit voté dans la précipitation, déclare Nabil Boukili, député du parti de gauche. Au départ, le Premier ministre avait déclaré ne pas demander l’urgence. Le gouvernement l’a finalement justifiée par le jugement du tribunal de première instance de Bruxelles, et l’arrêt de la Cour d’appel qui était attendu fin avril. »

Sauf que, entre-temps, des événements nouveaux sont survenus qui ne justifient absolument plus cette urgence, selon Nabil Boukili : « La Cour d’appel a décidé de rouvrir les débats au 18 mai. On ne doit donc pas attendre une décision avant la fin du mois de mai. Quant à la Ligue des droits humains, elle a accepté de ne pas réclamer les astreintes pour nous permettre de tenir un débat serein. On ne voit donc pas très bien pourquoi le gouvernement souhaite aller aussi vite », s’interroge le député PTB.

La seconde lecture permet à la commission de l’Intérieur, à la demande d’un seul de ses membres, de réexaminer le texte au plus tôt cinq jours après le vote. Elle exclut donc d’office un vote définitif du texte en séance plénière du parlement ce jeudi. Un délai supplémentaire qui, comme l’espère Nabil Boukili, permettrait encore au gouvernement de revenir sur sa position.

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