Les travailleurs d'UPS en action le 27 mars. Photo : Maria Vindevoghel.

126 emplois sont menacés à Lipton, plus de 200 chez Bekaert, 94 à UPS... Les annonces de menace sur l'emploi se succèdent dans plusieurs grosses multinationales. Elles font pourtant de gros profits. Pour le PTB, il faut interdire aux entreprises qui distribuent des dividendes de procéder à des licenciements collectifs.

Les annonces ou les menaces de licenciements collectifs s'accumulent. Chez Bekaert, on veut que le retour sur investissement pour les actionnaires soit de 10% au lieu de 5% actuellement. Et pour cela, la direction est prêt à mettre à la rue plus de 200 travailleurs. Même chose chez Lipton où la direction veut fermer une ligne de production qui fonctionne très bien pour la délocaliser à Katowice en Pologne. 126 emplois sont menacés. Dans la société de courrier postal UPS, le travail ne manque pas mais la direction licencie pour développer encore un peu plus l’emploi précaire.

Partout, la résistance est de mise. Maria Vindevoghel, l'ancienne syndicaliste et tête de liste PTB à Bruxelles, a réagi à la douche froide qui touche les employés d'UPS à Diegem.

L'entreprise va mal ? Pas du tout. UPS est rentable, mais l'entreprise se lance dans une concurrence avec Amazon.

"J'en connais plusieurs. La colère est grande, explique-t-elle. Pendant des années, ils ont travaillé très dur et avec beaucoup de flexibilité. Et les voilà remerciés par l'entreprise qu'ils ont contribué à faire grandir. "Qui d'autre que nous a contribué au profit", m'a dit un délégué il y a un instant au téléphone. L'équipe de nuit de Diegem déménage à Eindhoven. Quelques dizaines de fonctions administratives disparaissent également, qui seront remplies ailleurs en Europe. L'objectif de la restructuration est "d'accroître l'efficacité", déclare la direction. L'entreprise va mal ? Pas du tout. UPS est rentable, mais l'entreprise se lance dans une concurrence avec Amazon. Nous savons ce que cela signifie : une course vers le bas avec des licenciements, la sous-traitance, la démolition des salaires et des conditions de travail, jusqu'au niveau du travail forcé. C'est totalement inacceptable !"

Le PTB est solidaire avec les travailleurs en lutte pour protéger leur emploi et nous voulons lutter contre les licenciements boursiers. Grâce à notre « loi InBev » (*), nous interdisons à des entreprises bénéficiaires ou qui distribuent des dividendes de procéder à des licenciements collectifs. Les entreprises bénéficiaires qui licencient doivent rembourser tout soutien public, subside ou réduction d’impôt. On doit sortir de la politique des cadeaux où on donne, donne, donne aux multinationales sans aucune condition.

 

(*) Le nom Loi Inbev vient du fait qu'en 2010, AB InBev décidait de supprimer 800 emplois tout en distribuant un milliard d’euros de dividendes à ses actionnaires. De la pure prédation capitaliste. Le PTB a donc réagi en déposant au Parlement une proposition de « loi InBev » interdisant les licenciements boursiers.


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  • fernand soupart
    a commenté 2019-03-29 19:32:07 +0100
    ben oui tous vas mal a causse que qui tous cela , l union europeenne voila et ouverture des frontiere voila le probleme et le pays et trés mal diriger , nous somme diriger par des incapable du style le MR ( menteur réuni) oui raoul tu peut le dire a charle michel s et un menteur et son equipr réuni voila , tand que le pays sera diriger par des singe tous ira de pire en pire , jusque l explosion des gens dans la rue qui en on bien marre

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