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Les sociétés belges ont versé 206,84 milliards d’euros aux paradis fiscaux en 2018, rapportait La Libre Belgique le 21 août dernier. Et si ce chiffre semble énorme, sachez qu'il est encore loin de refléter la réalité.

Avec ce montant, les sociétés belges ont versé 2,5 fois plus d'argent aux paradis fiscaux en 2018 qu’en 2016 (82,8 milliards) et 1,6 fois le montant de 2017 (129,9 milliards). Il y a plusieurs gros problèmes à relever à propos de ces infos.

1. Le montant de 206,84 milliards est énorme, mais il ne représente pourtant qu’une petite partie des versements belges à des paradis fiscaux. En effet, seules les sociétés sont concernées (pas les particuliers) et elles ne doivent déclarer que les versements à partir de 100 000 euros. Et surtout : la liste des paradis fiscaux visés ne comporte que 30 pays, dont beaucoup de micro-États, évitant les paradis les plus redoutables, comme le Luxembourg, le Delaware (USA), Hong Kong, Singapour…

2. Dans le top-10 publié par La Libre Belgique, le n° 1 des paradis fiscaux se nomme… « non spécifié ». Comment est-il possible que le SPF Finances ne puisse pas indiquer le pays concerné pour 119 milliards d’euros, plus de la moitié du montant total ? C’est incroyable.

3. À côté des grandes chiffres, il y a les petits chiffres. « Nous avons récupéré 20 millions d’euros en vingt ans », déclare Yannick Hulot, conseiller général à l’Inspection spéciale des impôts. 20 millions par rapport à des versements chiffrant en centaines de milliards… Ce rendement ridicule s’explique par un chiffre encore plus petit : la cellule chargée de contrôler ces centaines de milliards d’euros est composée de… 4 personnes.

4. Yannick Hulot prétend qu’il y a peu de fraude dans tous ces milliards. Il explique : « Quand une entreprise belge achète des ananas dans un paradis fiscal, elle effectue un paiement sur un compte bancaire enregistré là-bas pour régler son fournisseur. » Voici enfin l’explication ultime du rôle des paradis fiscaux : cultiver des ananas.

5. Pour expliquer ces montants, Yannick Hulot donne l’exemple du secteur du dragage/construction (qui concerne en fait deux grandes sociétés, Jan De Nul et Deme, dont la cheffe de cabinet de Didier Reynders est actionnaire) qui, dit-il, signe des contrats « en Asie du Sud-Est mais qui doit passer par les Émirats, Hong Kong ou Singapour ». Un dirigeant du fisc nous explique donc que ces grandes sociétés « doivent » passer par des paradis fiscaux pour effectuer leur business. On est mal partis…


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  • fernand soupart
    a commenté 2019-08-24 09:09:24 +0200
    bien d accord avec , quand il a eu le gilet jaune pour demoncer cela aussi on leur a crachet aux visage , on leur a traiter de toute sorte etc etc , il avait commecer la révolutution , mais désoler faut savoir se que l on veut en belgique , déjà une chose je l ai déjà dit on avait des usine qui tournait a plein régime puis des gogol d autre pays sont venu pour voir notre savoir faire le gouvernement cette bande d idiot a dit ha oui on vas vous donner du fric si vous investisser , le gogol a dit oui et une fois que le gogol a prit le fric et notre savoir faire ben il a dit bon allez au revoir et merci bien , je vais voir autre pas je retourne avec plein de fric et le savoir faire des belge , et pendent se temps ben l etat verse l argent reçu dans de beu parradi fisqaux , et pendent se temps chez nous s et chomage , etc etc et les gens creve de fain parfois , quand je vous dit nos ministre son des idiots et con
  • jean marie lenaerts
    a commenté 2019-08-23 22:20:07 +0200
    Les gros ne se mangent par entre eux , et tant que l’ouvrier moyen dont nous sommes …..?? a se qu’il demande c.a.d , boulot qui lui permet de manger , boire , regarder TV avoir voiture et smartphone , et pouvoir partir en vacance 1 a 2 fois , CELA NE CHANGERA PAS …..
    SE que le peuple n ‘a toujours pas compris , on ferme des usines, des places de production , on diminue les salaires , POUR SOI DISANT GARANTIR LE TRAVAIL , et les patrons , et actionnaires s’enrichissent ………, comment vont ils …….. hahahaha , aussi bizarre, que sa vous parait , les restructurations ou les fermetures rapporte de l’argent , et ne coute rien a ceux qui les font , 0 centimes , avec très souvent les organisations syndicale comme complice , ( je parle des secrétaire , ou grand patron du syndicat, PAS les déleguées )
    le changement viendra par les jeunes , je l’ai dis , il y a plus de 20 ans ……..SI IL VIENDRA ……?
    , la dette de l’état est pour les travailleurs , que nous sommes , par pour ceux qui sont aux… commandes
    comme les guerres se sont les petits soldats , qui vont a l+’attaque , pas les généraux , et encore moins ceux qui les provoques
  • Eric Fabry
    a commenté 2019-08-23 18:52:43 +0200
    Nous les petit ouvrier on se fais crever et on a rien juste les blanc des yeux pour pleurer et encore il y a plus aucune larme et condamné a vivre dans la précarités dans le cas d’un licenciement c’est dégelas on vie dans un monde pourri
  • Giuseppina ( Joséphine ) Pécoraro
    a commenté 2019-08-23 16:05:38 +0200
    Je suis citoyenne responsable, donc je porte plainte contre l’état belge pour laxismes voulu. Contre les politiciens qui laissent faire ce système maffieux. Avec 206,84 milliards d’euros aux paradis fiscaux en 2018 ont pourrait s’acquitter de la dette de l’état.

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