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Le nombre de gens qui ne savent plus payer leur facture explose. De plus en plus de petits commerces et de PME sont en grande difficulté. Alors que des géants de l’énergie font des surprofits indécents. Il est temps de faire monter la pression, de baisser les prix et de faire payer Engie. Il est temps de rompre avec la logique du marché capitaliste. 

1. Baissons et bloquons les prix

Produire de l’électricité pour environ 35 euros et la revendre pour 200, 300 euros, voire plus… Voilà comment Engie-Electrabel s’enrichit sans rien faire, pendant que des centaines de milliers de familles risquent de tomber dans la pauvreté. C’est inacceptable. L’État peut et doit intervenir d’urgence pour baisser et bloquer les prix.

Nous bloquons les prix de l’électricité sur la base des coûts de production réels [1], introduisons un plafond maximum pour le gaz [2] et ramenons ainsi le prix de l’énergie au niveau d’octobre 2021. Nous faisons en sorte que la facture de gaz et d'électricité pour une consommation moyenne ne soit jamais plus élevée que 190 euros par mois pour une famille et 113 euros pour une personne isolée. Une baisse drastique des accises, TVA et taxes est également nécessaire afin de baisser et bloquer les prix du carburant, du mazout et du pellet.

2. Faisons payer Engie par une taxe sur les surprofits : proposition de loi Mertens

Engie est en passe de réaliser 9 milliards d'euros de surprofits. Depuis un an, nous exigeons que le gouvernement intervienne contre ces surprofits. Depuis un an le gouvernement minimise, freine, fait diversion et n’a pris aucune mesure. Le 20 septembre dernier, le député PTB Peter Mertens a déposé une proposition de loi en béton qui permettrait de taxer à 70 % les surprofits d’Engie et des autres producteurs d’énergie. Elle peut être votée demain, et ces milliards peuvent être utilisés pour faire baisser nos factures. D’autres pays comme l’Italie, la Grande-Bretagne ou la Grèce ont déjà pris une mesure dans ce sens. C’est une question de volonté politique.

3. Reprenons le secteur de l’énergie des mains des multinationales

Non, aujourd’hui le marché ne devient pas « fou » comme le dit le Premier Ministre Alexander De Croo. Le marché capitaliste fonctionne comme ça. Pour les multinationales de l’énergie, le gaz et l'électricité ne sont pas des produits de première nécessité, mais de simples marchandises pour faire un maximum de profits.

Depuis 1999, tous les partis traditionnels, des libéraux aux verts en passant par les socialistes, ont défendu la libéralisation du secteur. Nous devons aller dans le sens complètement inverse. Il faut sortir des secteurs aussi importants que l’énergie du cadre du marché et les reprendre en main avec la collectivité pour qu’ils produisent en fonction du bien-être des gens ainsi que de notre planète, et non du profit. C’est la seule solution fondamentale à la crise que nous connaissons. C’est le switch que nous devons faire.

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Alors que, pour de plus en plus de gens, se chauffer revient à se ruiner, Engie-Electrabel empoche des superprofits. Et les gouvernements ? Ils se chamaillent et se renvoient la balle.
Ça suffit.

[1] Nous avons fixé le coût de production plus la marge pour le nucléaire et les énergies renouvelables à un maximum de 50 €/MWh, le coût de production d'une centrale à gaz à 70 €/MWh, ce qui porte le coût de production moyen de l'électricité en Belgique à un maximum de 75 €/MWh. 

[2] Maximum 70€/MWh, le prix d’octobre 2021, avant les hausses spectaculaires des derniers mois.