Les grandes entreprises enregistrent 36 milliards d'euros de profits, mais la Vivaldi bloque tous les salaires

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Le gouvernement Vivaldi vient de décider de maintenir le gel structurel des salaires dans notre pays. « Le gouvernement prive l'ensemble de la classe travailleuse de toute liberté de négocier sa légitime part du gâteau. Et pourtant, les 5 000 plus grandes entreprises de Belgique ont vu leurs bénéfices doubler pour atteindre 36 milliards d'euros. Bloquer tous les salaires à 0,0 % est donc non seulement injuste, mais aussi complètement irresponsable en cette période de crise du pouvoir d'achat. Le gouvernement ignore froidement les revendications des travailleuses et des travailleurs et de leurs syndicats », réagit Raoul Hedebouw, président du PTB.

Raoul Hedebouw juge les chèques à la consommation promis totalement insuffisants : « Le gouvernement espère pouvoir endormir la mobilisation grâce à des mini-chèques uniques. Des chèques dont on n'est même pas sûrs de voir la couleur, d'ailleurs, car l'an dernier, seule la moitié des salariés en ont reçus. Et pour un montant de moins de 11 euros par mois. Alors que l'on sait que les grandes entreprises engendrent des bénéfices plus élevés que jamais, je n'appelle pas cela des chèques, mais une aumône. »

Pour le parti de gauche, le gouvernement ferait mieux d'inverser la vapeur et de bloquer les prix, plutôt que les salaires. Raoul Hedebouw précise : « La flambée des prix de l'énergie fait grimper l'inflation et fait plonger les indépendants et les petites entreprises. Cela fait des mois que le gouvernement joue à cache-cache avec l'Europe. Le plafonnement des prix au niveau européen est une vaste blague. Dès lors, il est temps que le gouvernement prenne ses responsabilités et bloque lui-même les prix de l'énergie. Cela permettra à l'économie tout entière de respirer. » 

En ce qui concerne les salaires, le PTB demande au ministre du Travail de... ne rien faire. « Nous demandons au ministre du Travail Pierre-Yves Dermagne (PS) de ne pas signer l'arrêté royal qui bloque les salaires. Il répondrait ainsi à la revendication plus que légitime des syndicats de négocier librement les salaires bruts. Pourquoi ne serait-ce pas possible dans ces grandes entreprises qui génèrent encore d'énormes bénéfices malgré la crise ? Que le gouvernement s'explique », conclut Raoul Hedebouw.