Photo : Solidaire

Le salaire des enseignants n'a plus évolué depuis six ans. Leurs conditions de travail inquiètent. Ils manifestaient ce mercredi 3 avril.

Plusieurs centaines d'enseignants se sont réunis à Bruxelles à l'appel du front commun syndical : après une entrevue avec le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les représentants syndicaux ont fait savoir qu'ils avaient exigé pour la fin des vacances de Pâques une note chiffrée quant à une revalorisation salariale.

En effet, le salaire des enseignants n'a plus évolué depuis six ans. A l'heure où l'on reparle de la pénurie récurrente d'enseignants, une revalorisation salariale est certainement toute indiquée pour convaincre les jeunes de s'engager dans le métier ... et convaincre les moins jeunes de poursuivre leur engagement.

Les militants venus des quatre coins du pays ont aussi rappelé que les conditions salariales n'étaient qu'une des raisons qui les avaient poussés dans la rue. Ils ont ainsi dénoncé notamment l'alourdissement considérable de la charge de travail qui résulte du vote du dernier décret lié au Pacte d'excellence.

Ce décret redéfinit l'organisation et les différentes composantes du travail des quelque 100.000 enseignants que compte la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il ajoute en effet des heures de travail collaboratif sans embauche compensatoire et oblige des enseignants à remplacer des collègues même dans des cours qui ne sont pas les leurs.

Autre grief et non des moindres, c'est la mise en place des plans de pilotage dans les écoles. Beaucoup d'enseignants rejettent ces plans managériaux qui instaurent une gestion similaire à celle du privé : une gestion par les chiffres avec des risques certains de sanctions pour ceux qui n'atteindront pas les objectifs chiffrés initialement fixés.

Le même jour dans la province de Liège, un rassemblement de 600 affiliés de la CGSP Liège avait incité quatre échevins PS des villes de Liège, Herstal, Seraing et Flémalle à accepter de geler certaines mesures sur le travail collaboratif. Une victoire pour le mouvement syndical mais une position étonnante de ces échevins PS sachant que les députés de leur parti ont voté tous les décrets liés au Pacte.

Le PTB rappelle qu’il soutient les revendications salariales des enseignants, mais est également aux les conditions de travail, dans l'intérêt des profs et des élèves. Il faut investir massivement dans l'enseignement, notamment pour réduire drastiquement le nombre d'élèves par enseignant et rendre l'enseignement réellement gratuit. Cela passe nécessairement par un refinancement conséquent de l'enseignement, tout le contraire de ce que le Pacte d'Excellence prévoit avec une enveloppe budgétaire quasi inchangée. Découvrez le programme Enseignement du PTB.


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