Les chiffres de la Creg confirment qu'Engie-Electrabel va réaliser des milliards de surprofits : « Il est temps de s’y attaquer »

Photo Solidaire, Stefaan Van Parys.

La Creg a rendu publics les chiffres tant attendus sur les profits du secteur de l’énergie. Il en ressort qu’Engie-Electrabel va réaliser un profit de 3,2 milliards d’euros avec les centrales nucléaires non prolongées sur la période 2021-2024. « La Creg confirme noir sur blanc ce que nous disons depuis des mois, réagit Raoul Hedebouw, président du PTB. Il est temps de taxer ces milliards de surprofits et d’utiliser les rentrées pour baisser les factures des ménages. »

Le PTB a introduit une proposition de loi à la Chambre pour introduire une taxe sur les surprofits (à lire ici). « Nous demandons que notre proposition soit mise à l’agenda et votée cette semaine. Cette proposition rend possible une baisse permanente de la TVA sur l’énergie », ajoute Raoul Hedebouw.

La Creg évoque même dans son rapport la possibilité d’une « contribution supplémentaire exceptionnelle ». Il y a quelques semaines, l’Agence internationale de l’Énergie et la Commission européenne elles-mêmes ont invité les États-membres à saisir les surprofits du secteur de l’énergie et utiliser les recettes pour baisser les factures des ménages. « Le gouvernement a promis que “personne ne peut s’enrichir sur cette crise”, mais ne fait jusqu’à présent rien pour concrétiser cette promesse, poursuit Raoul Hedebouw. Le temps des promesses et des belles paroles est passé, il est temps d’agir. »

« Ces dernières semaines, le gouvernement a conclu deux accords sur l’énergie, mais n’a pas dit un mot sur les surprofits du secteur de l’énergie. Si nous taxons ces milliards de bénéfices supplémentaires, nous pouvons financer une baisse permanente de la TVA sur l’énergie, ainsi que d’autres mesures pour protéger les ménages. Il n’y a aucune raison de laisser les actionnaires d’Engie-Electrabel s’enrichir sur le dos des familles », conclut Raoul Hedebouw.