.

Le PTB dépose un amendement au budget pour que 240 millions d'euros supplémentaires soient investis dans le rail en 2023. Il s’agit d’un « fonds de garantie ferroviaire ». Ce fonds de garantie doit s’assurer que les plans politiques de la Vivaldi puissent être mis en œuvre. « Aujourd'hui, le ministre de la Mobilité, M. Gilkinet (Ecolo), a peut-être une vision, mais il n’a pas d'argent », déclare la députée du PTB Maria Vindevoghel.

« Ce gouvernement pousse littéralement les usagers hors du train », affirme Maria Vindevoghel, membre de la commission parlementaire Mobilité pour le PTB. « Tout le monde s'accorde à dire que le budget actuel est insuffisant pour mener une politique ferroviaire ambitieuse dans notre pays. Ces critiques émanent des usagers, des syndicats et des organisations environnementales, mais aussi de la direction de la SNCB et d'Infrabel. » 

Le « fonds de garantie ferroviaire » doit permettre à Infrabel d'effectuer les travaux de maintenance nécessaires en 2023 pour que toutes les lignes ferroviaires restent opérationnelles. Grâce à ces fonds supplémentaires, la SNCB ne devra pas réduire son offre et les changements prévus pourront être menés à bien.

« Avoir des ambitions, comme c’est le cas du ministre Gilkinet, est en soi positif, mais les ambitions ne font pas rouler les trains. Pour cela, il faut du personnel et des moyens. Notre fonds de garantie ferroviaire peut s'en charger », explique Maria Vindevoghel. 

L'initiative du PTB répond aux demandes des syndicats et des travailleurs du rail, qui ont organisé trois jours d'action cette semaine. Le budget ferroviaire 2023 sera discuté mercredi après-midi. Le PTB compte sur le soutien des partis progressistes pour son fonds de garantie.