Le PTB se mobilise pour le droit à l'avortement : « Les droits des femmes ne sont pas une monnaie d’échange »

Photo Solidaire, Tibor Van Cutsem.

« Les droits des femmes ne doivent pas être une monnaie d'échange dans les négociations gouvernementales ». C’est ce qu’a déclaré la députée fédérale PTB Sofie Merckx lors de l'action de protestation organisée aujourd’hui par le PTB et son mouvement de femmes, Marianne, à Bruxelles. L’action a rassemblé plus de 150 personnes. Le parti de gauche appelle à voter la proposition de loi qui dépénaliserait enfin l'avortement.

Sofie Merckx déclare : « D'après nos informations, les socialistes, les libéraux et les verts font un pas de côté sur ce dossier. Ça signifie que la proposition de loi sur la suppression de l'avortement du code pénal et sur la prolongation du délai légal pour le pratiquer serait mise au frigo. Le CD&V obtiendrait ainsi ce qu'il veut. C'est inacceptable. »

« Nous refusons ce marchandage politique avec les droits des femmes, ajoute la députée de gauche. Il s’agit de bien comprendre de quoi on parle : chaque année, 500 femmes belges doivent traverser la frontière pour se faire avorter en dehors des délais légaux. Et ce, dans des conditions souvent difficiles, sources de stress inutile. Nous pouvons changer ça. La loi est prête à être votée. Le mouvement pour les droits des femmes aspire à ce que cette réforme, qui est presque approuvée, soit enfin adoptée. Ce serait un véritable pas en avant pour le droit à l'avortement, l'aboutissement de nombreuses années de lutte. Ça signifierait aussi enfin la dépénalisation définitive de l'avortement dans notre pays. Tout ce qu'il faut maintenant, c'est un peu de courage politique pour joindre les actes à la parole. Nous appelons les partis qui ont contribué à l’élaboration de la proposition de loi à approuver le texte maintenant. »

« Il existe une majorité au Parlement sur cette proposition. Celle-ci a déjà été approuvée deux fois par la commission de justice. Le Conseil d'État a donné son feu vert à trois reprises pour que le vote ait lieu au Parlement. Maintenant, il faut voter », conclut la députée PTB.

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