Photo Solidaire, Bruno Bauwens

Ce midi, le PTB s’est mobilisé contre le triste spectacle politique de la rue de la Loi, au Mont des Arts à Bruxelles. Une centaine de membres du parti de tout le pays souhaitent que les partis traditionnels tiennent compte des gens au lieu de s’occuper uniquement de leurs postes. Leur message : « Basta ! Les gens d’abord, pas la lutte des places ».

« La colère contre la classe politique est grande », a expliqué Raoul Hedebouw, chef de groupe PTB à la Chambre. « Et à juste titre. Mais ce sont les partis traditionnels eux-mêmes qui provoquent cette colère populaire, jour après jour. La pauvreté augmente, la classe des travailleurs est en difficulté, les personnes travaillant dans le secteur des soins réclament plus de moyens humains et financiers, le secteur culturel, les indépendants et les PME ont besoin de soutien d’urgence... Mais les partis de la Vivaldi (PS-sp.a, Ecolo-Groen, MR-Open Vld et CD&V) ne s’occupent que d’eux-mêmes, de se distribuer les postes. »

Le PTB n’accepte pas que les politiciens traditionnels continuent de renier leurs promesses électorales. « L’abaissement de l’âge de la retraite de 67 à 65 ans a été l’un des principaux points de la campagne électorale », a expliqué le porte-parole du parti de gauche. « Mais les partis de la Vivaldi ne tiennent pas compte des besoins de la population. Tant de gens ont craqué, tant de jeunes cherchent un emploi, mais nous devons continuer à travailler jusqu’à l’âge de 67 ans ? »

Si une chose semble claire aujourd’hui, c’est que le futur gouvernement Vivaldi ne veut demander aucune contribution aux plus riches. « La première chose que ces partis ont décidée : il n’y aura pas d’impôt sur la fortune », selon Raoul Hedebouw. « Prendre l’argent de la classe des travailleurs, des indépendants, des services publics : ce n’est pas un problème. Mais introduire une petite taxe sur le 1 % le plus riche pour une fois : cela semble être un gros problème. Nous n’accepterons pas qu’une fois de plus, ce soient les travailleurs, les jeunes, les indépendants et les soins de santé qui paient la facture de la crise du coronavirus. »

« Et nous n’accepterons pas la régionalisation des soins de santé, comme le veulent les partis de la Vivaldi. Il y a neuf ministres de la Santé. Cette fragmentation est dangereuse. Nous avons vu avec le coronavirus. Regardez la catastrophe dans les maisons de repos. Nous voulons un seul ministre de la Santé pour gérer efficacement la crise du coronavirus, au lieu de neuf qui se gênent les uns les autres. »

« Nous sommes prêts pour une opposition de gauche », conclut Raoul Hedebouw. « Contre le futur gouvernement Vivaldi et contre le bloc nationaliste haineux du Vlaams Belang et de la N-VA, nous défendons une opposition sociale et combative, avec des propositions positives de gauche. »