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En plus des prix de l'énergie, les loyers ont eux aussi connu une hausse vertigineuse ces derniers mois. Le PTB dépose des résolutions à Bruxelles, en Wallonie et en Flandre pour bloquer les loyers. Nous appelons les locataires à participer à la pression par une action de « mail bombing », qui consiste à un envoi massif de mails aux trois ministres compétents, Christophe Collignon (PS), Nawal Ben Hamou (PS) et Matthias Diependaele (N-VA).

Dans toutes les Régions du pays, les loyers ont fortement augmenté ces dernières années. En Flandre, le loyer moyen a pour la première fois dépassé les 800 euros par mois. À Bruxelles, le prix moyen est même de 1 100 euros. Actuellement, l'inflation est si élevée que les propriétaires peuvent augmenter ce montant de 10 % via l'indexation. Si on paie aujourd’hui un loyer de 800 euros, il peut passer à 880 euros du jour au lendemain. Pour le même appartement. Faites le calcul : en un an, cela représente rapidement 1 000 euros de plus. Un treizième mois de loyer, qui peut se le permettre ? 

Les gouvernements flamand et bruxellois travaillent actuellement sur une proposition visant à limiter l'indexation des loyers uniquement pour les maisons mal isolées. Toutefois, ces mesures ne sont pas suffisantes. Seul un cinquième des locataires loue un bien dont le label PEB est E ou F et qui peut donc être classé dans la catégorie « mal isolé ». Ainsi, si l'on n'intervient que sur ces propriétés, seulement un cinquième des locataires seront concernés par cette mesure. Le PTB veut une solution d'urgence pour tous les locataires. Nous déposons donc des propositions dans les trois Parlements régionaux du pays pour bloquer l'indexation. 

Pour obtenir le blocage des loyers, nous comptons sur le soutien des locataires. Nous lançons donc un appel pour faire pression sur les ministres du Logement au moyen d’un « mail bombing ». De la sorte, le PTB souhaite que les ministres prennent conscience de l'urgence de ce problème. Si le blocage de l'indexation des loyers ne se concrétise pas, de nombreuses familles risquent de sombrer. Il est temps de passer à l’action.

Envoyez un mail aux ministres